Une déficience en folates peut entraîner chez le foetus un retard de développement ou des malformations graves, comme l'anomalie de fermeture du tube neural, future moelle épinière du bébé. En
France, près de la moitié des femmes en âge de procréer présentent un déficit en folates, et ce pour diverses raisons : une alimentation pauvre en fruits et légumes, des régimes fréquents sans surveillance médicale, une consommation excessive de tabac ou d'alcool. Les folates tiennent leur nom du latin
folium « feuilles » car ils sont présents en quantité importante dans les légumes verts à feuilles (épinards, cresson, mâche, poireaux, artichauts,...). On en trouve également dans le pain et le
riz complets, les fromages à croûte blanche et les fruits rouges (fraises, framboises, cerises) mais aussi dans les abats de volailles grillés ou braisés, le foie d'agneau ou de veau sauté, les légumineuses cuites... aujourd'hui, seulement 2% des femmes prennent de l'acide folique avant d'être enceintes. Le taux atteint à peine 3% pendant les premiers mois de grossesse. Ce taux est très faible en comparaison de la supplémentation en fer par exemple qui affiche 80% lors du dernier trimestre.