Qu'en est-il du sort de FLORENCE SCHAAL ? Telle est la question qui mérite une réponse claire en attendant la suite de l'affaire à laquelle cette journaliste de l'audiovisuel français
TF1 a été impliquée involontairement. Après avoir servi cette station depuis 1975, elle n'a rencontré le pire des complications dans le cadre de l'exercice de ses fonctions qu'au cours de sa 33ème année de carrière. Elle avait annoncé en direct la mort de Louis, un petit garçon de 2 ans et demi, disparu pendant 48 heures.
Cependant, la nouvelle a été démentie un peu plus tard par ceux qui ont retrouvé l'enfant sain et sauf, alors le résultat est un
licenciement immédiat pour l'envoyée spéciale qui a rapporté cette information non recoupée. Même si elle a totalement consacré toute sa vie professionnelle au service de cette station, cette présumée doyenne de la TF1 n'avait pas du tout prévu que le plus difficile allait se passer pour cette année 2008. Si on essaie de rappeler un peu son parcours au sein de cette entité, d'abord elle fît son entrée dans l'équipe de la rédaction en 1975. Puis, elle devenait présentatrice des éditions du matin et du soir. Son rôle au sein de la rédaction était d'assurer la correspondance avec l'
Assemblée Nationale. Ensuite, elle a dirigé le service Éducation durant un certain temps avant de sortir à l'étranger pour devenir une envoyée spéciale de ce journal télévisé de la première chaîne. En 1991, elle a effectué le reportage sur le début du putsch de
Moscou contre le dernier président de l'URSS,
Mikhaïl Gorbatchev.
Puis en 2001, elle a réalisé le reportage de l'attentat du
11 Septembre à
New York, elle fut en ce temps-là la première journaliste qui entrait au Ground zero en compagnie d'une équipe de tournage. Dès son retour à
Paris, elle fut promue au poste de rédactrice en chef. Quelques années plus tard, c'est- à-dire en 2004, elle était devenue correspondante permanente à Moscou. C'est durant cette mission qu'elle a transmis notamment l'élection de
Vladimir Poutine et la prise d'otages au sein de l'école de Beslan.
Ce tragique assaut l'a poussé à écrire un livre paru en 2005. Et le 27 mars 2006, elle a également créé l'association « N'oublions pas les enfants de Beslan » afin d'aider les survivants de ce pays. Par ailleurs, elle a contribué à l'ouverture d'un centre psychothérapeutique destiné à soutenir les mères de Beslan. En 2006, elle a assuré la correspondance à
Londres, l'année au cours de laquelle s'est déroulé l'attentat du métro de Londres. Alors qu'elle a adopté une petite vietnamienne, elle a écrit un livre parlant essentiellement de l'adoption, ouvrage qu'elle a publié en 2007. Au mois de juin de cette même année, elle a signé un reportage pour Sept à huit au sujet d'une jeune fille philippine adoptée. Bref, elle a connu tant de réussites durant ce long trajet dans le domaine du journalisme.
Les différents couronnements encaissés matérialisent les succès qu'elle a accumulé à travers ses reportages, à savoir le titre obtenu au cours du Festival TV de Monte-Carlo, la félicitation de l'
Unesco et le prix Media Environnement. Avec ses plusieurs années de carrière non-stop au sein de cette station (de 1975 à 2008), elle a vraiment connu des hauts, tout comme elle a rencontré des bas, mais n'a pas atteint le fond quand même.
Cependant, cette fois-ci, une seule erreur commise devant 6,3 millions de téléspectateurs lors du journal de 20 h 00 du 8 août dernier lui a coûté cette carrière trentenaire en l'espace de un mois seulement. En se basant sur la simple version d'un
pompier en pleine opération, Florence Schaal s'est précipitée d'annoncer la fausse nouvelle de la mort de l'enfant en question. En plus, il parait qu'à ce moment- là le Rédacteur en Chef n'a pas été mis au courant de son entrée en direct sur le plateau, à cause de quelques problèmes techniques, cependant c'est un règlement strict de suivre la voie hiérarchique avant de pouvoir passer à l'antenne. Rappelons que cette faute soi-disant « grave » a entraîné une mise en demeure de TF1 par le
CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel) pour des raisons de non-respect de l'honnêteté de l'information et de la non-maîtrise de l'antenne. Ainsi, même si la chaîne avait déjà diffusé des mots de rectification appuyés d'excuses lors de l'émission "Koh-Lanta", la décision de la direction restait ferme quant au sort de la responsable. Notons que cette lourde sanction a d'abord été précédée d'une mise à pied. Par ailleurs, avant d'en arriver là, les responsables des ressources humaines ont déjà appliqué la procédure habituelle en cas de faute commise, en interpellant la fautive "pour un entretien préalable en vue d'une éventuelle sanction". Vous vous demandez peut-être si l'impliquée va en rester là en acceptant sans réplique cette fin de carrière plutôt déshonorante. La réponse est évidemment « non » puisqu'elle a déjà décidé d'attaquer son employeur aux
prud'hommes, c'est-à-dire à une juridiction visant le cas qui sort de l'ordinaire comme celui-ci et dont il n'y a pas encore de véritable loi qui le prédit directement. La décision de la justice nous renseignera sur la suite de l'affaire.