Malgré tout, ce court départ a brisé Dostoïevski et les travaux physiques qu'il a subi l'ont affecté moralement et physiquement, accentuant ses envies de solitude et un caractère souvent rebelle. A son retour, Dostoïevski recommence à écrire et fondera même un journal qui, jugé trop contestataire, sera vite censuré. Dostoïevski voyage ensuite en Europe, visitant
Berlin,
Varsovie et
Paris, et enrichit sa prose de nouveaux éléments. Son mariage avec Anna Grigorievna Snitkine, qui lui servira de dactylo, lui sera bénéfique et il profitera de sa collaboration pour écrire ses plus grands succès: « Crime et Châtiments » en 1866, « L'Idiot » en 1868 ou « Les Démons » en 1871. Dostoïevski succombera à une hémorragie en 1881 et ses obsèques seront suivies par près de 30 000 personnes, tranchant avec la relative pauvreté et marginalité dans laquelle il a pu vivre. Dans son oeuvre, on retrouve les principales préoccupations de l'auteur: celui-ci est persuadé de la bonté du peuple russe et du Christ. Ses livres sont dès lors un mélange de philosophie, de considérations politiques et religieuses qui auront un effet retentissant chez nombre de ses lecteurs.