Faire
don de son corps est un acte légal, louable et généreux, régi par le code de la santé publique. C'est un acte volontaire qu'une personne majeure peut effectuer auprès des établissements appropriés pour sauver des vies humaines ou pour donner son corps à la science. Pour grossir la liste des deux mille cinq cents personnes qui ont offert leur corps, vous devez suivre quelques démarches administratives. Les dons de corps s'adressent principalement aux établissements d'hospitalisation, d'enseignement ou de recherche. Pourquoi faire un don de son corps ?
Tout simplement, pour sauver d'autres vies humaines à travers la greffe, le don de sang, etc. ou encore pour permettre aux
chirurgiens débutants et confirmés de parfaire leur formation. Cet acte généreux qu'est le don de son corps a depuis toujours permis aux nombreux chercheurs de progresser dans le domaine de la
médecine. Plusieurs personnes célèbres comme
Albert Einstein ont fait don de leur corps à la science après leur décès. D'un point de vue juridique, faire don de son corps est considéré comme un acte de donation pouvant être effectué par toute personne majeure ne faisant pas l'objet d'une protection légale. En
France, deux établissements sont habilités à recevoir les dons : l'Institut d'Anatomie de l'Université René Descartes et l'Ecole de Chirurgie de l'AP-HP. Avant de faire don de son corps, tout donateur doit établir une déclaration manuscrite de don sur papier libre, datée et signée. Cette demande peut être envoyée à toutes les facultés de médecine en France qui possèdent un service de don du corps en son sein. Pour le don de corps à l'école de chirurgie, la demande manuscrite doit être adressée au secrétariat de l'école.
Avant toute acceptation, les établissements donataires doivent s'assurer que le corps n'est rattaché à aucun problème médico-légal. Quand le don de corps est accepté par les établissements appropriés, une fiche de renseignement et une carte de donateur seront expédiées au donateur. La carte de donateur doit être signée et portée sur soi à tout moment. Lors de la remise du corps aux établissements par la famille, l'original de cette carte sera exigé dans le but d'authentifier votre don de corps. A tout moment, le donateur peut renoncer à faire don de son corps.
Dans ce cas, il suffit de détruire la carte de donateur et d'aviser par écrit l'établissement dans les meilleurs délais. A part le don de corps, d'autres formes de dons sont aussi courants : don d'organes et don de sang. Mais quels que soient les dons que vous faites, ces actes seront toujours gratuits, volontaires et anonymes. En outre, ils ne feront l'objet d'aucune publicité et suivront scrupuleusement les exigences sanitaires qui s'imposent. Pour les dons d'organes, les prélèvements peuvent se faire sur une personne décédée ou vivante. Dans ce dernier cas, le donneur doit être majeur et consentant. La plupart du temps, le don d'organe est effectué pour sauver un proche parent malade. Contrairement aux autres dons, le don de la moelle osseuse est autorisé chez un enfant, sous réserve de l'acceptation de ses parents ou de son tuteur légal et de l'enfant lui-même, s'il est effectué pour sauver la vie de son frère ou de sa soeur. Avant de réaliser le don d'organe, le médecin responsable du prélèvement est tenu d'informer le donneur des risques encourus et des conséquences qui peuvent en résulter pour lui et pour le receveur.
De même, les parents ou le tuteur de l'enfant ainsi que l'enfant donneur seront informés par le médecin responsable du prélèvement d'organe. Leur acceptation doit être exprimée devant le président du tribunal de grande instance puis transmise à l'établissement qui s'occupe du prélèvement. Pour les prélèvements d'organes sur une personne décédée, quelques conditions doivent être suivies. Tout d'abord, le prélèvement aura lieu après la délivrance du certificat de décès. Ensuite, les organes prélevés seront utilisés à des fins thérapeutiques ou scientifiques.
Puis, les médecins constatant le décès et ceux qui opèrent le prélèvement ou la transplantation ne peuvent en aucun cas provenir d'un même service ou d'une même unité fonctionnelle. Enfin, la restauration décente du corps du défunt est obligatoire après le prélèvement. Le don de sang, quant à lui, s'effectue dans des établissements de transfusion sanguine agréés. Acte bénévole, anonyme et sans profit, le don ne doit pas faire l'objet d'une rémunération quelconque. Néanmoins, il a le droit de recevoir une collation et le remboursement de son frais de transport si celui-ci est lié au don.