Face à la monté de l'industrialisation, les uns traduisent leur attachement au sol natal et à la nature, d'autres cherchent à secouer, par leur vie communautaire et leur peinture, les valeurs morales de l'Empire. D'autres enfin souhaitent que leur peinture trace la voie d'un véritable renouveau spirituel. Les artistes qui cherchent à percer sur le marché l'art exposent au Sonderbrund en 1912 et au Premier Salon d'automne organisé à
Berlin en 1913. La même année le critique d'art Wilhelm Hausenstein, s'inspirant de
Karl Marx, défend l'Expressionisme comme art social par excellence pour l'avenir. La déclaration de la guerre crée de fortes divergences d'opinons dans les milieux artistiques, allant du patriotisme le plus ardent au cynisme le plus virulent . Après 1916, ceux qui ne sont pas tombés sur le champ de bataille éprouvent le besoin de s'engager politiquement face à l'imminence de la défaite. Certains pacifistes tentent encore de croire à un renouveau spirituel possible. Mais la défaite militaire et l'échec de la révolution de Novembre 1918 à Berlin ébranlent sérieusement leurs convictions. Dès 1920, le critique d'art Hausenstein prononce la mort de l'expressionnisme.