A l'heure actuelle où l'écologie est ancrée dans les préoccupations globales du monde entier, les activités économiques de l'homme se doivent de respecter de plus en plus l'environnement naturel et sa biodiversité. Parmi les principales richesses naturelles de la planète, nous retrouvons les forêts, qui ont, depuis toujours, fait l'objet d'exploitation pour répondre à des besoins que ce soit pour en faire un combustible (bois de chauffe, charbon, ...), ou un matériau (pour la construction ou pour le mobilier) ou autres.
Le bois est une ressource renouvelable (régénération naturelle de 10 à 30 ans), au contraire du
pétrole par exemple qui ne peut se renouveler à l'échelle d'une vie humaine. Et pourtant, les forêts se font manifestement de plus en plus rare et la
déforestation incontrôlée est un véritable fléau contre la nature. Les conséquences sont souvent mal comprises ou plutôt jugées à la légère, résultant d'un comportement égoïste de l'homme pour subvenir à ses besoins. Rappelons que l'avancée de la déforestation accentue le
phénomène de réchauffement planétaire, sans oublier les habitats naturels qui sont détruits et avec eux, des milliers d'insectes, animaux et végétaux, ou encore l'évolution vers un environnement uniformisé car on ne plante et replante que les arbres qui seront « utiles » au détriment d'autres espèces. Ayant pris conscience des enjeux pour les générations futures, des mesures de contrôle sont engagées pour exploiter intelligemment les ressources forestières tout comme des mesures de reboisement pour limiter cette disparition à vue d'oeil. Il ne s'agit pas de ne plus utiliser les ressources forestières que la nature nous prodigue mais d'en utiliser avec modération et sagesse.
En France, et en Europe en général, la forêt occupe une superficie qui équivaut à environ 30% du territoire. L'exploitation des forêts est régie par le Code Forestier Français qui vise à protéger les forêts de France et les écosystèmes qui s'y développent. Par des effets indirects, ces mesures règlementaires de protection de la nature devraient également protéger les ressources des pays fournisseurs de bois.
En effet, il faut savoir que le bois est surtout exploité dans les pays en voie de développement, mondialisation oblige, parce que justement, la règlementation de l'exploitation des forêts des pays riches rend la valeur du bois plus cher et moins accessible. Cette exploitation des forêts n'a eu aucune portée juridique que très récemment. Il est incroyable par exemple que l'exploitation des forêts guyanaises qui composent 96% de ce territoire d'Outre-Mer n'ait été juridiquement règlementée par un Code Forestier qu'en juillet 2005. Dans pratiquement presque tous les pays, le vide juridique en la matière est encore énorme.
Comme les pays en voie de développement exploitent de façon plus inconsidérée leurs ressources forestières, les pays développés doivent pouvoir montrer la voie pour l'adoption de politiques internationales de traçabilité dans le secteur bois, établir des licences pour des échanges saines, des programmes écologiques pour le développement durable, ....
Ainsi, ce sont les associations « vertes » et les ONG environnementales (
Greenpeace,
WWF, les Amis de la Terre) qui tentent continuellement des actions de lobbying pour imposer l'exploitation contrôlée de ces forêts, où qu'elles soient, par l'intermédiaire d'un label d'écocertification de l'exploitation forestière. On constate également une volonté européenne de mettre un terme au commerce du bois de sources inconnues ou suspectes. En première cible, les marchés publics qui sont constamment pressés par ces lobbys doivent exiger une éthique exemplaire en matière de consommation de bois certifié. Pour être certain d'être conforme aux normes, toute activité se référant à la forêt doit s'assurer de la provenance du bois en vérifiant les certifications d'origine mais aussi de traçabilité.
Le label Forest Stewardship Council ou FSC fait référence même si d'autres labels auto-créés par des exploitants de bois ou un simple engagement de l'exploitant à utiliser du bois légalement exploité sont dans une certaine mesure acceptés (ce que dénoncent fortement les associations écologistes). Pour obtenir ce label FSC qui garantit la bonne gestion des forêts et avoir la conscience tranquille, l'investissement se chiffre à 1$ par hectare exploité et requiert certaines mesures de « bonnes conduites ».
Actuellement, sur les 700 millions d'hectares exploités dans le monde, seuls 6% sont exploités raisonnablement avec l'écocertification. Même si de gros efforts doivent encore être fournis et que les mesures déjà déployées doivent confirmer, on peut d'ores et déjà constater une progression de la superficie des forêts en France depuis quelques années, avec en moyenne, un gain forestier de 40 000 ha/an. Il faut savoir que le développement économique vers le secteur tertiaire favorise aussi à redonner vie aux forêts.