Etymologiquement, le mot « euthanasie » vient du grec et signifie littéralement « bonne mort » ! De par sa définition, l'euthanasie est un ensemble de pratiques effectuées en vue de donner la mort, ou d'abréger la souffrance d'un sujet atteint d'une maladie incurable. Raison pour laquelle, cette méthode est bien différenciée d'un meurtre !
En effet, en 1940, l'euthanasie en
Allemagne fut déformée en vue de faire disparaître, les handicapés, les malades mentaux ou ceux sujets de malades incurables connus sous le nom d' « eugénisme », tout en étant définie comme étant « un ensemble des méthodes qui donnent la mort pour abréger une agonie » ! Partant de là, l'on fait aujourd'hui la différence entre l' « euthanasie passive » (qui est une mort provoquée par arrêt d'une ventilation artificielle, d'un traitement, concourrant au maintien de la vie du sujet en agonie ou atteint d'une maladie incurable, l'« euthanasie active » (qui est une mort provoquée par admission d'un médicament létal, dans l'intention d'abréger les souffrances tant physiques que morales s'avérant insoutenables pour le patient, et même l' « euthanasie indirecte
» (qui est le fait d'administrer un produit mortifère provoquant la mort du patient, sans que cela soit le but recherché) !
Mais attention, il est important de noter que, il peut avoir une différence entre, la personne qui aide à mourir et l'euthanasie proprement dit : à ce moment, il s'agira plus tôt d'une « aide au
suicide » ! Toutefois, il faut souligner que l'euthanasie soit involontaire (lorsque le parient conscient s'oppose à la décision de mettre fin à sa vie), volontaire (lorsque le patient jouissant de ses facultés physiques, mentales et demande « de l'aide pour mourir ») ou alors, non volontaire (lorsque le volonté du patient n'est pas connue) ! Et que dit la loi ?
Dans certains pays d'Europe dont les
Pays-Bas, la
Belgique, la
Suisse et le
Danemark, la législation est en faveur de l'euthanasie, en ce qui concerne les maladies incurables. De plus en plus, l'on se rend compte que, ces méthodes d' »abréviation de souffrances physiques et mentales » sont « excusées » dans d'autres pays ! Pourtant, bien plus qu'un « tabou », l'euthanasie continue de diviser !
Pour certains, pour des convictions religieuses, « la vie est un don et l'homme ne peut en disposer », pour des risques de dérive, l'euthanasie peut devenir un « moyen de domination sociale » ou alors, un motif pour les héritiers qui souhaiteraient accélérer l'
héritage, sans compter les risques de dérapage tels que les contraintes financières dont les patients (ou leur famille) peuvent être sujets (au point de « préférer accélérer leur mort », la distinction entre la perception de la souffrance par le patient et celle de sa famille, ou même; l'état d'inconscience dans lequel le sujet se trouve au point de ne pas être à même de décider de son sort...). Pour d'autres par contre, l'euthanasie est justifiable dans la mesure où, la maladie (surtout incurable) s'avère « humiliant » et pouvant affecter les facultés psychiques (surtout en Occident), et que l'Homme est maître de son corps et de son esprit et, peut de ce fait décider ou non de le fin de sa vie, surtout lorsqu'il s'agit d'abréger sa souffrance (surtout lorsqu'il se sent moins prit en charge par les médecins). A cela s'ajoute le fait que pour certains, l'euthanasie n'est pas justifiable, puisque remettrait en cause l'efficacité de soins palliatifs ! Si l'euthanasie (mot créé en 1623 par un
médecin anglais nommé Dr bacon) ne posait pas de problème moral en
Grèce antique, en
France par contre, il s'agit d'un acte illégal de nos jours ! Alors, pour ceux qui soutiennent la entre la « dépendance quasi-total d'autrui face à la souffrance », la « liberté de choix du malade », ou alors, vivent le «sentiment d'être inutile socialement » en raison de leur état de santé..., font réfléchir sur la conception de « propriété du corps humain et l' l'Homme seul maître de son destin » ( du point de vue philosophique), et le « corps humain comme une "chose sacrée" » (du point de vue juridique) ont au moins à un moment donné, un point commun : ce sont « les principes d'indisponibilité du corps humain et de l'état des personnes » stipulés dans les articles 16 et suivants
Code Civil.