Épargne solidaire : Définition


Partager




L'épargne solidaire appartient à la catégorie des investissements financiers éthiques. La particularité de cet investissement se trouve dans le fait qu'il privilégie la responsabilité sociale. Les personnes qui penchent pour cette formule d'épargne ne font pas que constituer un capital et fructifier leurs fonds, elles font également dans la solidarité. Cette épargne s'intéresse à des opérations dites solidaires qui ont du mal à trouver des sources de financement. La mise en place de l'épargne solidaire a été ainsi dictée par la volonté d'éviter l'exclusion systématique de ce type de projet. Les sociétés concernées peuvent oeuvrer dans différents domaines et avoir été créées dans le but de venir en aide à des personnes se trouvant dans une situation précaire. Il peut s'agir de la création de logements destinés à accueillir des familles en difficulté ou d'une activité implantée au coeur d'une zone marginalisée. Il est utile de mettre l'accent sur le fait que les initiateurs de ces projets sont bien souvent eux-mêmes en difficulté. Ce qui rend la démarche de recherche de financement encore plus ardue. Aujourd'hui, l'épargne solidaire gagne de plus en plus en popularité en France. Elle obéit à un principe élémentaire.


En effectuant des placements sur des produits financiers se trouvant dans la catégories des investissements solidaires, l'on accepte implicitement qu'un certain pourcentage de l'épargne serve à financer de projets citoyens qui ont un impact dans le domaine social. Les projets en question peuvent concerner les domaines suivants : le logement, l'emploi, l'environnement, le commerce équitable, le « bio » ou encore le développement durable. Il revient à l'investisseur de choisir la cause qui lui tient à coeur.


L'épargne solidaire est une formule qui s'adresse à toutes les catégories d'épargnants, sans considération pour leurs revenus. Pour ce qui est des conditions de souscription à l'épargne solidaire, celles-ci sont strictement les mêmes que celles en vigueur pour les placements catégorisés classiques. Parmi les conditions exigées, il y a notamment le montant de souscription minimale qui se chiffre à 15 euros. Il existe deux catégories bien distinctes de placements financiers solidaires. D'un côté, il y a l'investissement solidaire qui s'intéresse particulièrement à l'encours lequel correspond à la somme qui a été investie dans un placement donné à un moment bien précis. Pour qu'un encours puisse être considéré comme étant solidaire, il faut qu'un dixième au moins du montant correspondant soit investi dans un projet solidaire. D'un autre côté, il y a le placement de partage qui s'intéresse aux revenus de l'épargne. Au moins un quart de ces revenus est octroyée sous forme de donation à une ONG sélectionnée par les soins de l'investisseur. Ce dernier reçoit un justificatif de don pouvant être utilisé dans le cadre de la déclaration des revenus.
epargne solidaire


Si l'on s'intéresse justement aux avantages fiscaux qu'implique l'épargne solidaire, ceux- ci suscite de l'intérêt de la part des contribuables français. Plus d'un quart des Français se disent favorables à l'épargne solidaire à partir du moment où ils ont la possibilité de déduire une partie des sommes investies ou des intérêts dégagés par le placement de leur revenu imposable. La réduction d'impôts dans le cadre de l'épargne solidaire est régie par différentes dispositions légales. La Loi Madelin stipule qu'un placement réalisé dans des entreprises solidaires dont les actions ne sont pas cotées permet à l'investisseur de bénéficier d'une réduction de 25% calculé sur la base du placement effectué. Le montant ne doit pas dépasser 20 000 euros par an pour un célibataire et 40 000 euros par an pour un couple. Il faut souligner que les titres de placement ne doivent pas être cédés pendant les cinq ans qui suivent leur acquisition. La notion de Fiscalité du Don implique qu'un investissement réalisé dans des actions solidaires est considéré comme un don et donne droit à une réduction d'impôt qui ne doit pas dépasser 66% des revenus engrangés par le placement solidaire. Cette déduction ne doit pas dépasser un cinquième du revenu imposable. La Loi TEPA énonce qu'un contribuable qui est soumis à l'ISF ou Impôt de solidarité sur la fortune peut bénéficier d'une réduction de 75% calculée sur la base du montant qu'il a investit dans une PME solidaire qui n'est pas cotée. La déduction ne doit pas dépasser 50 000 euros par an et les actions acquis doivent être conservées pendant une période minimale de cinq ans.

Le Mercredi 16 Décembre 2009 à 11:20
Article écrit par Toli ()


Cet article est lié au dossier suivant :
  finances, banques, investissement, prêt immobilier, crédit, gestion patrimoine, assurances, crédit auto, allocation, comptabilité Finances


fleche Voir les autres articles commençant par E
 
Articles précédents :
  •  Concours d'entrée à Sciences Po : comment ça se passe ?...
  •  Retard mental : définition
  •  Patrimoine culturel : définition
  •  Evaluation de patrimoine : méthodes
  •  Troubles du langage chez l'enfant

Articles suivants :
  •  Champignons comestibles en France
  •  Vente d'alcool en France : que dit la loi ?
  •  Baie d'acai pour maigrir : vrai ou faux ?
  •  Tiers payant : définition
  •  Marie Bové : biographie de la fille de José Bové...




 
 

Poser votre question !
Et gagnez des Webbies
et des cadeaux !




Commentaires 

flux rss Flux RSS 2.0 :  les derniers commentaires de cet article


Il n'y a pas encore de commentaires pour cet article.


Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.

smile wink confused normal lol laugh sad angry cool surprised cry eek


Voir aussi



   financement solidaire Financement solidaire



L'épargne solidaire appartient à la catégorie des investissements financiers éthiques. La particularité de cet investissement se trouve dans le fait qu'il privilégie la responsabilité sociale. Les per...