L'Enurésie, appelé plus couramment « pipi au lit », est un trouble du comportement mictionnel, c'est à dire un trouble urinaire. Il affecte plus fréquemment les garçons que les filles. Il se manifeste au-delà de l'âge où l'on apprend à gérer le contrôle de sa vessie. Généralement on parle d'énurésie à partir de l'âge de 5 ans. Il existe plusieurs raisons pouvant expliquer ce retard dans l'acquisition de la propreté nocturne. Il peut s'agir d'un enfant qui possède une vessie immature, à l'origine de fuites le jour et surtout la nuit.
Les enfant énurétiques peuvent être des "rétentionnistes", qui n'urinent qu'une ou deux fois par jour pour des raisons "logistiques". La cause la plus répandue, puisqu'elle touche 90 % des enfants concernés, est appelée énurésie « primaire ». Elle touche des enfants de plus de 5 ans qui n'ont jamais été propres la nuit. Vient ensuite l'énurésie dite « secondaire » qui survient après au moins 6 mois de propreté, suite à un choc émotionnel ou des problématiques psychologiques. On parle alors d'énurésie intermittente ou épisodique, les accidents ne surviennent qu'à certaines périodes. Les causes et facteurs de risque d'être concerné par « le pipi au lit » sont multiples. Le facteur de risque le plus incontestable d'énurésie est l'hérédité. En effet, le risque pour un enfant de devenir énurétique est multiplié par sept si son père l'était dans son enfance et par cinq s'il s'agissait de sa mère. Le risque atteint plus de 75 % lorsque les deux parents ont eu ce problème. Des maladies peuvent également provoquer une énurésie, mais on ne classe généralement pas ces pathologies dans la même catégorie. Les prises en charge doivent être adaptées aux types de fuites. Il faut préciser l'origine et les circonstances.
Avant toute chose, il faut dédramatiser. On s'imagine bien souvent qu'à l'âge d'entrer à la maternelle, un enfant doit être propre, mais c'est seulement vers 3 ans et demi qu'il devient autonome la nuit et les accidents nocturnes restent fréquents jusqu'à l'âge de 5 ans. Donc, avant de s'inquiéter et de consulter, mieux vaut s'assurer que l'enfant va aux toilettes dans la journée. Il doit ne pas trop se retenir. Cinq à six « pauses-pipi » dans la journée est une bonne moyenne.
Il est conseillé de boire de l'eau régulièrement, pour nettoyer le système de vidange que constitue le rein et la vessie. Par contre, il faut éviter de donner à boire à l'enfant avant de le coucher et l'habituer à aller aux toilettes avant d'aller dormir. Pour les besoins nocturnes, il faut faciliter l'accès aux toilettes. (Un couloir allumé, une porte ouverte) ou proposer de laisser un pot de chambre à côté du lit. Les pyjamas et sous-vêtements de nuit doivent être adaptés à son âge et à sa problématique. Punir ou humilier l'enfant n'est pas une solution car il n'est pas responsable de son trouble. Parfois, il faut savoir consulter un spécialiste, pédiatre ou médecin de famille. L'énurésie guérit toujours mais plus une énurésie est ancienne, plus le traitement est difficile. Il faut affronter le problème sans faire culpabiliser l'enfant.
Consulter s'avère particulièrement nécessaire quand il est profondément affecté par ce problème ou perturbé psychologiquement. Le traitement médicamenteux de l'énurésie nocturne n'est pas systématique et la prise en charge repose d'abord sur des mesures éducatives, hygiéniques et une prise en charge psychologique.