Les scientifiques, de plus, ont beaucoup étudié les dragons de Komodo et en sont arrivés à la conclusion que le venin du dragon de Komodo était bien présent. Suite à une morsure, les effets furent plus ou moins les mêmes que pour une morsure de
serpent : oedème rapide du bras, difficulté de coagulation du sang... Le dragon de Komodo, en outre, possède des bactéries très puissantes au niveau de la salive. Ces dernières provoquent alors une septicémie chez leurs victimes. Aujourd'hui, le dragon de Komodo est une espèce en voie de disparition, mais il est protégé. Au total, il ne reste que cinq mille sept cent varans dans le monde, dont trois mille vivent sur l'île de Komodo. La cause de cette disparition est due aux braconniers qui chassent la principale proie des dragons de Komodo : le cerf rusa. Plus inquiétant encore, il ne resterait que trois cent cinquante femelles reproductrices. C'est pourquoi en 1980 a été créé le Parc National de Komodo afin de protéger l'espèce. Même dans les zoos, on trouve de moins en moins le dragon de Komodo, car il est souvent porteur d'infections et de maladies parasitaires lorsqu'ils ont été capturés dans la nature, sans oublier que sa reproduction est très compliquée en captivité.