Depuis quelques décennies, la science a su répondre aux problèmes d'
infertilité auxquels les couples sont souvent confrontés : entre la
Fécondation in Vitro, les
mères porteuses, le don de sperme et, bien entendu, le don d'ovocytes, tant de méthodes médicales ont concouru à apporter de la joie au sein des familles, même si pour certains, il s'agit là, d'une problématique médicale engendrant diverses interrogations d'ordre moral !
Pour devenir donneuse d'ovocytes, certaines conditions inévitables sont à remplir: d'une part, être âgée de 35 ans au plus (certains Centres d'Etudes et de Conservation des Oeufs du Sperme Humain tolèrent jusque 38 ans), accepter la condition selon laquelle, le don d'ovocytes se fait dans l'anonymat (en vue de ne savoir si l'ovocyte a donné naissance à un enfant ou alors, aux receveurs de connaître la donneuse d'ovocytes) et ne doit pas être commercialisé. Il faut également avoir la permission de son conjoint, effectuer des tests médicaux au troisième jour des règles (dans le cas où, le don d'ovocytes se fait en France) en vue de déceler l'éventuelle présence de MST (Maladies Sexuellement Transmissibles). Il est nécessaire de contrôler les taux hormonaux : LH, Prolactine, FSH, Estradiol, Inhibine B, faire des examens en vue de déceler une éventuelle maladie génétique qui peut s'avérer transmissible. Comment cela se passe-t-il ?
Contrairement au
don de sperme qui se fait parfois par masturbation (au Centre d'Etudes et de Conservation des Oeufs du Sperme Humain), le don d'ovocytes se fait sous
anesthésie générale ou
anesthésie locale, par le biais d'une préparation hormonale et un prélèvement par ponction. Cet acte est suivi d'une Fécondation In Vitro (avec le sperme de l'époux du couple receveur). Et que dit la Loi ?
En France, la donneuse d'ovocytes est soumise à la Loi de bioéthique du 29 juillet 1994 et cet acte est interdit sauf en cas de ménopause précoce, d'anomalie génétique transmissible au bébé, d'ablation des ovaires... Si le don d'ovocytes répond à un certain souci de fécondité chez la femme, quels peuvent être par contre, les risques auxquels s'expose la donneuse d'ovocytes ? Bien qu'étant très rares, les risques en cas de don d'ovocytes peuvent survenir. Ceci dit, très souvent, le traitement hormonal provoque une « hyperstimulation des ovaires » (qui peut être à l'origine d'une grossesse non désirée) et aussi, de la fièvre, des douleurs abdominales ... Raison pour laquelle, après un don d'ovocytes, il est essentiel d'avoir un suivi médical. On peut aussi noter des complications ou des infections liées à la ponction, mais qui restent tout de même rares.
Si certaines femmes optent pour un don d'ovocytes anonyme, d'autres par contre, souhaiteraient que la donneuse d'ovocytes puisse un jour, voir l'enfant et qui (peut-être), le saura plus tard ! Par ailleurs, en cas de « don direct » ou donneuse relationnelle, la donneuse d'ovocytes peut être issue de la même famille que la receveuse, être une connaissance ou une amie. Alors, pour vous, faire un don d'ovocytes ou être donneuse d'ovocytes, est-ce un geste de solidarité féminine, d'acte de générosité ou tout simplement, un geste « immoral » ?