Aujourd'hui, la notion de développement durable est entrée dans les moeurs : comment en être plus sûr qu'en voyant qu'un ministère de l'écologie et du développement durable - auquel on peut associer de nombreux dossiers, tels que les transports - a vu le jour en
France sous la demande pressante d'
Alain Juppé qui en occupa la tête avant de devoir s'en retirer au profit de
Jean-Louis Borloo ? Car le développement durable est entré dans le débat public non pas par la porte de la bioéthique, mais par celle de la politique. Prôné par de nombreuses personnalités comme
Daniel Cohn-Bendit ou
José Bové depuis de nombreuses années, mais également par toute une frange de la population altermondialiste de gauche ou encore les militants écologistes, cette notion s'est aujourd'hui étendue à l'ensemble de la classe politique et semble faire consensus. Mais comment ne pas voir l'instrumentalisation qui en est faite ces derniers temps ?