Il laisse alors passer un message de non-violence lors de discours et de sermons face à des foules immenses. Pour lui, la dénonciation de l'apartheid et aussi importante que la dénonciation des noirs qui réclament la vengeance. Il souhaite, en effet, qu'il y ait une paix entre les peuples, car pour lui, telle est la seule solution possible. C'est d'ailleurs pour ce combat pacifiste qu'il reçoit le 16 octobre 1984, le Prix Nobel de la paix. Deux ans plus tard, Desmond Tutu devient Archevêque du Cap et est le premier Noir, une fois encore, à occuper cette place et poursuit sans relâche son combat. Il a recours, notamment, au boycott, mais milite aussi pour des écoles communes et contre la réglementation des déplacements des Noirs. Puis, à la fin de l'apartheid, en 1995, Desmond Tutu devient le Président de la Commission de la Vérité et de la Réconciliation fondée par
Nelson Mandela. Mais bien que l'Apartheid soit terminé, Desmond Tutu continue de se battre contre tout ce qu'il considère comme étant anormal. Il lutte par exemple contre la politique de vente d'armes, très lucrative pour le gouvernement d'Afrique du Sud.