Neuf départements français sont couverts par le quotidien Le Dauphiné libéré. Avec un lectorat étendu, le journal édite près de 300 000 exemplaires par jour. La diffusion du quotidien est assurée par 3 500 points de vente. Il s'agit donc d'une presse régionale française, sise à Veurey-Voroize. Les habitants de Grenoble ainsi que ceux de la zone de diffusion bénéficient de toutes les informations apportées par le journal. De nombreux correspondants de presse locaux se chargent de transmettre les nouvelles.
Ils sont répartis dans la vallée de l'Ubaye, dans le département de la Drôme, des Hautes-Alpes, de l'Ardèche, de la Savoie, de la Haute-Savoie, de l'Isère, du Vaucluse et de l'Ain. Le Dauphiné libéré a fait sa première parution le vendredi 7 septembre 1945 avec un titre assez frappant : « Le libre journal des hommes libres ». Sous le Mouvement de Libération Nationale, le MLN, de la Deuxième Guerre mondiale, sept membres se sont réunis pour fonder Le Dauphiné libéré. De cet esprit d'opposition toujours à la recherche de liberté est tiré le nom du journal. Le lancement du journal a été prévue pour le 22 août 1944. Elle a du être reportée pour des raisons cruciales. En effet, le projet n'a pu être réalisé car les cadres du MLN ont été emprisonnés et certains ont même trouvé la mort. En 1944, le MLN passe un accord avec le mouvement de résistance antifasciste pour publier le journal. Le premier tirage se fait à Grenoble avec 100 000 exemplaires en 1945. Citons les sept grands résistants qui ont fondé Le Dauphiné libéré: Fernand Policand, André Philippe, Roger Guerre, Louis Richerot, Elie Vernet, Georges Cazeneuve et Alix Berthet. Dans les années 50, son tirage passe à 200 000 exemplaires.
Il connaît une grande expansion dans les années 50 à 70, avec le rachat de deux quotidiens renommées : « L'Echo de la Liberté » au début des années 60 qui lui permet de créer une maison d'édition à Genève et « La Dépêche » à la même époque pour la diffusion en Saône et Loire. Au moment de sa création, Georges Cazeneuve, l'un des sept fondateurs du Dauphiné libéré a orienté sa stratégie de communication vers le sport. Pour cela, il organise le « Critérium du Dauphiné libéré » en 1947. Il s'agit d'une compétition cycliste par étapes, également inscrite au programme du ProTour depuis 2005.
Le directeur actuel du Dauphiné libéré adopte une autre stratégie. Le journal mené par Henri- Pierre Guilbert organise, depuis 2005, le « Concours de nouvelles pour auteurs débutants ». Le Dauphiné libéré cherche depuis toujours les meilleurs supports de communication à utiliser. Après le sport, Internet et l'organisation de concours, il se lance dans un projet télévisé. En 2003, le PDG Henri-Pierre Guilbert décide d'adopter le plan « Industriel et rédactionnel » pour moderniser ses techniques. Cela consiste à diffuser quelques informations par la télévision locale. De ce fait, la moyenne de diffusion est estimée à 605 000 exemplaires par semaine. Grâce à cela, 879 000 lecteurs s'informent quotidiennement sur les actualités locales. En outre, Le Dauphiné libéré diversifie ses activités pour s'orienter vers de nouveaux horizons. Il crée des ouvrages et des magazines de qualité au début des années 90. Citons « Les Patrimoines », un ouvrage contribuant à faire découvrir le patrimoine régional, « Alpes Loisirs » qui servira de guide dans les Alpes ainsi que le magazine « Version Femina » lancé en 1999 pour accompagner les éditions du dimanche. Au total, Le Dauphiné libéré édite 22 ouvrages dans neuf départements.
Il fait partie du groupe EBRA, Est Bourgogne Rhône Alpes, qui comprend Le Progrès et la Socpresse, l'ancien groupe auquel le journal était rattaché. Connu pour ses fameuses pages couleurs du dimanche, Le Dauphiné libéré se place troisième journal à diffusion régionale après Le Progrès et Ouest France. Cette formule a vu le jour le 8 mars 1953 avec l'édition de « Dauphiné Libéré Dimanche ». Le Dauphiné libéré couvre neuf départements qui comptent 40 agences locales en tout. La société fait appel à 2 200 correspondants de presse locaux pour lui transmettre les dernières nouvelles.
L'impression des éditions se fait à Veurey, lieu où se trouve le centre de presse. Près de 1200 salariés travaillent pour le compte de Dauphiné libéré dont 260 journalistes répartis dans la zone de diffusion.