Une cystite est une inflammation de la paroi de la vessie. C'est une affection fréquente, qui est souvent d'origine infectieuse. Elle peut aussi être due à un agent toxique relatif à traitement anti-cancéreux ou à de la radiothérapie. La cystite s'exprime généralement par une difficulté à uriner : la personne a besoin d'aller aux toilettes de façon anormalement fréquente et elle urine en petites quantités à chaque fois, avec des brûlures au moment de l'évacuation et une sensation de pesanteur dans le bas du ventre. Les symptômes varient selon la cause de la cystite.
Le patient se plaint de douleurs plus ou moins intenses au moment, à la fin ou après le passage de l'urine (brûlures mictionnelles). Il peut également ressentir l'impression que sa vessie est pleine et avoir le besoin d'aller uriner de suite, et ce, même s'il n'y a pas ou peu d'urine. On parle alors d'impériosité urinaire. Le patient peut aussi trouver la présence de sang dans les urines (hématurie) ou de pue (pyurie). Les infections urinaires sont plus fréquentes chez les diabétiques, les femmes jeunes en période d'activité sexuelle et les femmes enceintes. Si la femme est la plus touchée par ce problème, c'est parce qu'elle possède un urètre court, ce qui augmente le risque d'infection urinaire. L'urine est une voie d'élimination des déchets pour le corps. Lorsqu' un déséquilibre apparaît et modifie le contenu de l'urine (par exemple le
diabète qui provoque une élimination de sucre), il fragilise la vessie et expose les voies urinaires à un risque d'inflammation et d'infection.
Plusieurs causes peuvent être à l'origine d'une cystite, par exemple les rapports sexuels, les troubles digestifs, la mauvaise ou l'excès d'hygiène intime, la
déshydratation ou une hydratation irrégulière, une mauvaise évacuation des urines de la vessie, la
grossesse ou encore le diabète.
Il est possible de prévenir les problèmes urinaires par quelques règles simples : pour les femmes, s'essuyer d'avant vers l'arrière pour éviter que les bactéries intestinale viennent à l'urètre, il est recommandé d'uriner après chaque rapport, de boire beaucoup d'eau, d'uriner régulièrement et d'un seul jet jusqu'à la fin. Il est préférable de manger davantage alcalin afin d'augmenter le PH des urines, d'avoir une toilette intime après chaque rapport sexuel, d'éviter des toilettes intimes trop fréquentes et d'utiliser un savon doux pour ne pas modifier la flore. Il faut éviter de porter des habits moulants et synthétiques. Il est important de soigner la cystite, car en l'absence de traitement, une cystite peut évoluer vers une affection des voies urinaires et des reins, et se traduire par une forte fièvre.
Une complication grave, mais rare, est la pyélonéphrite, lorsque les
reins et les uretères sont envahis par les bactéries. En général, un traitement
antibiotique, associé à un anti-inflammatoire et à un antispasmodique, permet une évolution favorable en 24 à 48 heures. Les cystites sont souvent récidiventes, c'est à dire à partir 4 à 5 cystites par an.
Il est alors nécessaire d'effectuer des examens complémentaires, comme une recherche de bactéries dans les urines, et parfois une urographie intraveineuse grâce à une endoscopie qui permettra de visualiser directement les voies urinaires par l'intermédiaire d'un appareil optique.