Géographiquement parlant, une cuvette naturelle est une dépression naturelle, fermée de tous les côtés. Elle peut servir de lieu d'évacuation ou de stockage d'eaux (eaux de ruissellement superficielles, eaux pluviales ou eaux souterraines), surtout si elle est assez volumineuse. Cela peut présenter plusieurs avantages, que nous allons montrer à partir de l'analyse des inconvénients d'autres moyens d'évacuation d'eau. Prenons donc le cas des installations hydrauliques telles que les barrages.
Effectivement, les grandes installations de barrages sont très coûteuses, et nécessitent un budget spécial dans l'économie d'un pays. En deuxième lieu, selon la commission mondiale des barrages, certains produiraient du gaz à
effet de serre, pouvant faire disparaître des espèces animales et végétales aquatiques, et de là, nuire à l'environnement. En troisième lieu, cette procédure a, la plupart du temps, une répercussion négative sur la population humaine à cause du fait que les habitants du village dans lequel il est décidé de faire la construction, sont obligés de déménager et sont contraints de recommencer tout ce qu'ils ont déjà bâti. A partir de là, il résulte que les cuvettes naturelles, qui sont originellement sur place, sont bénéfiques à la société et à l'environnement. En outre, il existe aussi les marmites du géant. Elles sont creusées par un cours d'eau dans la roche sous l'effet du tourbillonnement des eaux et des galets entraînés par le torrent. Ce mouvement élargit de plus en plus la cavité initiale, lui donnant ainsi une forme quasi-circulaire. Généralement, on en trouve au pied d'une grande et rapide chute d'eau.
Les marmites du géant sont ainsi plus favorables parce que leur fond est formé par du rocher, et de là, elles sont plus saines et propres. De plus, elles ont la capacité de conserver de l'eau en période sèche, permettant l'irrigation des terres voisines. Et même, comme dans le cas de la "pierre aux neufs gradins" située en France, certaines sont efficaces pour le traitement de certaines maladies, notamment la méningite chez les enfants, en raison de la grande concentration de calcite dans les eaux qui y sont stockées.
Enfin, leur présence participe à l'embellissement du paysage, favorisant ainsi le tourisme. Ces types de plans d'eau sont en général représentés par des lacs, des étangs, ou des mares. En exemple, citons le lac de Genève. C'est un lac naturel de 582,4 km², avec une profondeur de 309,7m. Alimenté par plusieurs fleuves, il est capable de retenir de l'eau durant environ 12 ans. Il est très riche en poissons, et une trentaine d'oiseaux y prennent escale durant toute l'année. C'est aussi un lieu touristique célèbre pour ses bateaux, ses châteaux et musées, et ses diverses compétitions sportives (course en bateaux, cyclisme, ...). Ensuite, on a le lac de Saint-Point, l'un des plus grands lacs naturels de la France, large d'environ 5,2km². Alimenté par le Doubs, ce lac a une durée de rétention d'eau de 200 jours au maximum. Il est favorable à la pêche, et grâce à la beauté de ses paysages, il a une vocation touristique. Pour le cas des marmites du géant, nous pouvons nommer la Cuve de Sarraméa, située dans la forêt de Sarraméa, à 121 km au nord-ouest de Nouméa, en
Nouvelle-Calédonie. Elle contribue fortement à la réputation du village comme un haut lieu touristique.
Endroit magnifique pour un pique-nique, on y pratique généralement la baignade, le plongeon, ... Ce ne sont que des exemples, mais la liste promet d'être longue. Cependant, il faudrait faire attention à l'hygiène de ces lacs. En effet, même le lac de Genève, l'un des plus grands, est réputé pour son taux de dioxine supérieur au normal, et à cause des déchets organiques et chimiques qui y sont répandus, une commission française sur la sécurité sanitaire des aliments, l'
AFSSA, a dû interdire la pêche à but de consommation ou de commercialisation dans le lac.
Et sachant que le renouvellement de ces plans d'eau est plus ou moins lent, selon leur superficie et leur profondeur, il est pertinent de les protéger, et de préserver ainsi l'habitat des poissons. C'est d'ailleurs aussi un moyen indirect d'épargner l'humanité. Pour ce faire, on peut sensibiliser les riverains et les visiteurs sur les risques et conséquences que peuvent avoir les pollutions, intentionnelles ou non, effectuées sur les étendues d'eau. Il est aussi possible d'organiser, comme dans le cas du lac de Genève, une journée de nettoyage collectif, consistant à ramasser le maximum d'ordures (bouteilles, pneus, emballages, ...) répandues à la surface et au bord de l'eau. Bref, toutes bonnes choses méritent entretien.