Cow-boy : qui étaient les cow-boys ?


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Le cow-boy constitue une des figures de référence qui viennent à l'esprit lorsque l'on évoque la conquête de l'ouest en Amérique. Ce personnage y assumait le rôle de gardien de troupeaux. Mais plus encore, il était un acteur clé, par le fait que c'est à lui que revenait la charge de transhumer les bêtes destinées à des régions éloignées. Ces longs périples étaient certes semés d'imprévus, avec lesquels le cow-boy devait composer, mais l'imaginaire de l'époque a quelque peu rajouté aux faits objectifs. L'on peut donc avancer que c'est une image assez déformée du personnage qui débarque dans les références ultérieures et s'y maintient. Le cinéma et la littérature n'ont eu de cesse de magnifier le portrait d'un cow-boy solitaire, courageux, galant et libre. Le cow-boy d'origine héritait ses habitudes - et bien des aspects de son mode de vie - de son modèle espagnol, qui se faisait appeler vaquero. L'accoutrement du cow-boy américain était une réplique assez fidèle de celui de ce gardien de bête des Conquistadors. Lasso, jambières, éperon et un chapeau à larges bords vissé sur la tête, pour faire fi du soleil écrasant. Le fameux sombrero ne pouvait s'imaginer sans le bandana sur le nez, pour se protéger de la poussière.


Un grand cheptel sauvage peuple tout l'Ouest américain, lorsque les conquérants repartent chez eux. La légende du cow-boy, telle qu'elle est décrite de nos jours, commence véritablement à partir de ce moment. L'appellation est utilisée à la fin du XVIIIème siècle. À l'époque, la route des cow-boys s'étendait de l'ouest, dans la partie texane du territoire, jusqu'en Nouvelles-Orléans, en passant par le Missouri. Il faut noter, à propos de ces cow-boys, que la légende nourrie autour de leur profil tend à taire bien d'autres détails.


Dans les films par exemple, l'on retrouve le personnage sous les traits d'un Américain parfaitement heureux de son sort, blanc, protestant, généreux. Il n'en fut pourtant pas toujours ainsi. Un cow-boy gagnait un salaire, pour ainsi dire, de misère. Il exerçait son métier plus par pis-aller que par choix ou passion, car il n'y en avait pas d'autres. En réalité, la grande majorité de ces cow-boys devenus sujets de légende étaient les minorités métisses, noires ou mexicaines. D'ailleurs, la population entière de cow-boy ne faisait guère plus de 40 à 60 000 individus. Au-delà de la légende et des embellissements dont leur mode de vie a fait l'objet, les cow-boys devaient surtout cadrer leur quotidien à un rythme bien ficelé. Le rite de la transhumance résume l'ensemble des attributions variées qui furent les leurs. Bien avant que le voyage ne commence, le rassemblement des bêtes constituait déjà une manche sérieuse pour ces cow-boys. Cette première étape répond à l'appellation de round-up. Elle consiste au regroupement, triage et au marquage des troupeaux. La castration des veaux s'ajoutait à ces tâches, au printemps. Lorsque le troupeau de plusieurs milliers de têtes est prêt, le « drive » peut commencer.
cow boy


Il fallait prévoir entre un et six mois de route, selon la distance à parcourir. Le côté encore assez sauvage des contrées pouvait réserver bien des imprévus. Il fallait compter parmi ceux-ci la manière dont les bêtes allaient réagir sur la route. Le drive était conduit par un boss, désigné parmi la dizaine de cow-boys affectés à un voyage. Il supervisait son équipe et était le principal garant que les bêtes arrivent à destination. Le boss était ainsi une forte personnalité qui devait contenir les débordements éventuels de ses hommes et négocier les meilleurs moyens de se tirer d'affaire si un obstacle menaçait la poursuite du voyage. Vol, attaque des Indiens, intempéries sont autant de challenges à relever. L'arrivée des troupeaux dans les villes était un réel soulagement pour les cow-boys qui dépensaient alors tout leur pactole, dans les saloons. Ce sont ces étapes qui ont nourri la réputation de mauvais garçons des cow-boys. Bagarres, beuveries, homicides sont un lot toujours probable quand ils débarquent en ville. Entre deux transhumances, le cow-boy sans sou part souvent quérir quelques travaux de misère. Trayeur, réparateur de haie, vendeur de peau constituent quelques exemples de réorientation courante. Certains, voyant fort peu de perspectives à ce métier, grossissaient le rang des hors-la-loi. Le métier de cow-boy partit en déclin lorsque le réseau ferroviaire commençait à s'étendre, soit vers la fin des années 1880. Ces gens du voyage devaient désormais se fixer à quelques occupations sédentaires. Ils devenaient garçons d'écurie ou paysans.

Le Dimanche 23 Mai 2010 à 11:48
Article écrit par Toli ()


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