Il arrive en effet souvent à la Cour des Comptes d'émettre des avis sur la gestion des services publics, dans toutes les attributions qu'il peut avoir, depuis la
sécurité sociale étudiante, jusqu'aux aménagements territoriaux des collectivités en passant par les dépenses dans les ministères - pour ne prendre que quelques exemples significatifs du large panel de ses missions. Ce contrôle pourrait parfois porter à conflit d'intérêt, puisqu'on sait que les politiques sont souvent diplômés de l'
ENA (la haute école d'administration française) alors que les fonctionnaires de la Cour des Comptes en sont également issus en grande partie ; on peut intégrer la Cour des Comptes en ayant fait partie préalablement des cadres de l'administration ou en étant dans le corps des officiers militaires. Ceux-ci sont répartis en plusieurs chambres dont les travaux sont chapeautés par le président de la Cour des Comptes - l'actuel président est
Philippe Séguin, depuis le 21 juillet 2004. Ces chambres sont au nombre de sept, et ont chacune une prérogative dont la définition est claire et circonscrite.