Conventions de Genève : c'est quoi?


Partager




Si l'expression de "Conventions de Genève" est couramment employée pour les conditions de détention des prisonniers à travers le monde, il faut savoir que cette appellation rassemble au total sept textes, dont quatre conventions et trois protocoles. Au total, ce sont plus de quatre cent documents qui composent les Conventions de Genève, ajoutés au fil de l'histoire du vingtième siècle, entre 1949 et 2005. La date de signature de la première des quatre conventions de Genève se situe le 12 août 1949.



Le thème central de ses dispositions concernait l'amélioration du sort des blessés et des malades en temps de guerre et constituait un développement de la Convention de Genève d'origine, établie en 1864. Celle-ci fut une initiative d'un Suisse vivant à Genève, Henry Dunant, auteur d'un livre intitulé « Un Souvenir de Solférino ». Dans cet ouvrage, il décrivait les horreurs commises lors de la bataille de Solférino, qui lui inspirèrent deux propositions. La première consistait en la création dans chaque pays d'une société de secours pour venir en aide aux victimes des guerres alors que la seconde s'attachait au sort des soldats blessés, quel que soit leur camp, avec des règles juridiques imposant de tous les soigner. La Conférence diplomatique réunie en 1864 adopta les idées de Dunant et jeta les bases du droit international humanitaire actuel en adoptant cette Convention de Genève qui obligeait tous les pays à respecter et soigner les militaires blessés ou malades sans aucune discrimination. De plus, à cette date fut adoptée la fameuse Croix Rouge sur fond blanc qui est censée protéger les ambulances et les hôpitaux.


La Première Guerre mondiale fut le théâtre de la première application à grande échelle du traité, qui reçut de nouvelles adaptations à la suite du second conflit. Après le sort des blessés militaires sur terre, la deuxième Convention de Genève s'intéressa aux victimes de naufrages et la troisième au traitement des prisonniers de guerre. Cette troisième convention fixe les conditions de détention des combattants capturés, qu'ils soient soldats ou résistants civils.


Les méfaits de la Gestapo étaient encore frais dans les mémoires en 1949, et les législateurs inscrivirent dans le texte l'obligation de traiter humainement les prisonniers. Ils interdirent la torture et tous les actes de pression physique ou psychologique et fixèrent des obligations sanitaires, pour le respect de l'hygiène, de la nourriture et de la religion des prisonniers de guerre. Enfin, la quatrième convention de Genève concerne elle les civils en temps de guerre, et leur droits. Ils ne peuvent être pris en otage pour servir de boucliers humains, ne doivent pas subir de mesures de représailles ou de punition collective. De plus, leur espace de vie doit être préservé, ni déportation ni implantation de colons ne sont tolérés. En juin 1977, deux protocoles furent ajoutés aux Conventions de Genève de 1949, afin de mettre les textes en phase avec la réalité géopolitique mondiale. La lutte pour le territoire d'Israël amena les législateurs à élargir la notion de conflit et de guerre, y incluant les « conflits armés dans lesquels les peuples luttent contre la discrimination coloniale et l'occupation étrangère et contre les régimes racistes » dans le premier protocole.
conventions geneve


Quant au second, il renforce la protection des victimes lors des guerres civiles considérées comme des conflits armés non internationaux. Le troisième protocole additionnel date de 2005 et adopte un nouvel emblème représentant un losange rouge sur fond blanc, le cristal rouge. Ce dispositif permet aux sociétés nationales de secours aux blessés de bénéficier de la protection de la Croix-Rouge. Aujourd'hui, le Comité international de la Croix-Rouge est chargé de faire respecter les Conventions de Genève par les États adhérents. En cas de manquement grave, c'est la Cour Pénale Internationale qui juge les crimes de guerre alors que la Cour internationale de Justice statue, par contre, sur l'applicabilité de la IVème Convention sur les territoires occupés.

Le Jeudi 27 Septembre 2007 à 10:58
Article écrit par regine ()


Cet article est lié au dossier suivant :
  droit, législation, juridictions, droit de l'homme, drot de l'enfant, droit de la femme, voter une loi, election, Droit : moyen efficace pour la protection des
individus



fleche Voir les autres articles commençant par C
 
Articles précédents :
  •  Cholestérol : comprendre, prévenir et traiter le cholestérol...
  •  Jack Nicholson : célèbre et talentueux acteur américain...
  •  Mairie de quartier : à quoi ça sert ?
  •  Assurance responsabilité civile : ce qu'il faut savoir ......
  •  Blaise Cendrars : célèbre écrivain suisse, mais naturalisé f...

Articles suivants :
  •  Marmara : entreprise française spécialisée dans le tourism...
  •  Vacances Héliades : votre circuit en Grèce à petits prix !...
  •  Bijoux Swarovski : qui connaît les chefs d'oeuvre de Danie...
  •  Code de déontologie : c'est quoi?
  •  Alexandre Graham Bell : biographie d'un génie




 
 

Poser votre question !
Et gagnez des Webbies
et des cadeaux !




Commentaires 

flux rss Flux RSS 2.0 :  les derniers commentaires de cet article


Il n'y a pas encore de commentaires pour cet article.


Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.

smile wink confused normal lol laugh sad angry cool surprised cry eek


Voir aussi



   politique Politique
   societe Société
   problemes et debats Problèmes et débats



Les Conventions de Genève proprement dites sont au nombre de quatre, avec trois protocoles additionnels, cependant, au total, plus de quatre cent textes existent. C’est l’histoire et plus particulière...