Pour l'entreprise, le CNE est un
contrat de travail plus souple qui offre des modalités de rupture de contrat (licenciement) assouplies pendant les deux premières années d'embauche (ou d'essai), appelée « période de consolidation dans l'emploi ». Tout au long de cette période, le contrat de travail peut être rompu aussi bien à la demande du salarié (démission CNE) que de l'employeur. Pour rompre un CNE, il faut en avertir l'employeur par lettre recommandée avec accusé de réception. Un préavis de 15 jours doit être observé par l'employeur pour une ancienneté dans le CNE comprise entre un et six mois, alors qu'un préavis de 30 jours doit être respecté pour une ancienneté de plus de six mois (sauf en cas de force majeure ou de faute grave). Si la rupture du CNE est prise à l'initiative du salarié pendant la période de consolidation, il n'y a ni préavis (sauf clause du CNE), ni allocation chômage. Au delà des deux ans de consolidation, les règles du CDI sont appliquées. Si c'est l'employeur qui rompt le CNE avant l'échéance de deux ans, le salarié perçoit une indemnité de départ correspondant à 8% du salaire brut, et l'employeur doit verser une contribution de 2% à l'
Assédic.