Depuis 1983, une autre forme de condamnation avec sursis a été instituée par la Justice, c'est l'obligation d'accomplir un travail d'intérêt général, qui nécessite l'assentiment de la personne condamnée. Le travail est alors accompli gratuitement au profit d'une structure publique ou auprès d'une association dûment habilitée. Il faut savoir en outre que toutes ces formes de condamnations avec sursis obéissent aux règles générales et peuvent faire l'objet d'annulation de la part de la
cour de Cassation en cas de mauvaise conduite du dossier. Aujourd'hui, la sanction d'une infraction ne se confond plus forcément avec la punition du coupable et doit réparer plus que punir. L'emprisonnement et l'amende restent certes les peines principales prononcées par le
tribunal correctionnel en répression d'un délit. Cependant, le droit pénal exerce de plus en plus une fonction sociale en contribuant à maintenir l'ordre indispensable à toute société sans toujours passer par une incarcération, source de marginalisation.