<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1" ?>
<rss version="2.0">

	<channel>
		<title><![CDATA[Alstom : commentaires...]]></title>

		<link>http://www.web-libre.org/dossiers/alstom,6132.html</link>

		<description><![CDATA[Les 30 derniers commentaires sur l'article "Alstom : histoire de cette société française" par les Internautes sur Web-Libre.org]]></description>
			<item>
				<title><![CDATA[Alstom : histoire de cette société française]]></title>
				<link>http://www.web-libre.org/dossiers/alstom,6132.html#comm_1428</link>
				<pubDate>Sat, 03 Jan 2009 11:35:54 am</pubDate>
				<description><![CDATA[Il est dommage que le parcours de la belle entreprise qu'est Alstom depuis quatre vingt ans soit décrit avec autant d'approximations.
En 1989, ce n'est pas un « partenariat » qui a réuni Alsthom et GEC Power Systems ; les deux sociétés ont purement et simplement fusionné pour créer GEC Alsthom, entreprise à part entière détenue à 50% par Alcatel Alsthom et à 50% par GEC. 
La situation financière de Gec Alsthom n'a jamais été « catastrophique ». Au contraire, sous la direction de Jean-Pierre Desgeorges, puis de Pierre Bilger (à partir de 1991), cette entreprise a connu neuf années de croissance régulière et continue.
En 1998, devenue Alstom et introduite en bourse, elle n'a pas dévié de cette trajectoire jusqu'au début des années 2000 avant qu'un accident technologique d'une ampleur exceptionnelle, portant sur un produit, les turbines à gaz GT24-GT26, n'impose une charge financière considérable d'environ 4 milliards d'euros pour corriger les défauts de ces machines et indemniser les clients pour les pertes d'exploitation subies de ce fait.
L'acquisition d'ABB Power a eu pour objectif de doter Alstom de sa propre technologie de turbines à gaz, mais aussi de récupérer les technologies d'ABB dans les domaines du charbon propre et des systèmes environnementaux et surtout l'activité très profitable qui était la sienne dans les services. 
Avec le recul et dans la durée, en prenant en considération l'ensemble de ces éléments, en tenant compte du très faible coût d'acquisition en deux étapes d'ABB Power et en dépit du coût du sinistre des GT24-GT26, cette opération s'est  révélée très profitable. Le fait que les banquiers de l'entreprise, six mois après le départ de Pierre Bilger, ne l'ait pas compris et se soit défaussé sur l'Etat pour financer le redressement de l'entreprise illustre simplement leur aveuglement. Ironie de l'histoire : l'Etat a réalisé à cette occasion l'une des ses meilleures opérations financières avec une plus-value de 1,3 milliards d'euros sans qu'elle ait coûté un centime d'euro au contribuable !
Notons encore que l'activité « Turbine à vapeur » d'Alstom n'a pas été vendue ; elle constitue toujours un des fleurons de l'entreprise. Sans doute le rédacteur confond-t-il avec petites turbines à gaz industrielles, héritées de GEC, qui, elles, beaucoup moins stratégiques, ont été effectivement vendues.
Prétendre qu'Alstom n'arrivait plus à « honorer ses commandes », que le « chantier » (sic) de Renaissance était en « difficulté », qu' « Alstom n'a pas su perfectionner sa technique pour la construction des centrales », relève du fantasme ou de l'industrie fiction. 
Alstom a évidemment toujours "honoré" ses commandes!
Renaissance est un client d'Alstom qui a fait faillite, les intérêts de l'entreprise ayant été préservés par la récupération et la valorisation des navires qui avaient été achetés sans qu'il lui coûte en définitive rien de plus que ce qui avait été provisionné à l'origine.
Alstom a toujours été l'une des trois premières entreprises mondiales pour la construction des centrales. D'ailleurs la capacité de l'entreprise, seule dans son cas,à proposer à ses clients une offre de centrales complètes, incluant l'ingeniérie et tous les composants-clefs, a toujours constitué l'un de ses atouts essentiels. Mais il est vrai que, pour tous les acteurs de cette industrie, 2002, 2003 et 2004 ont été des années noires avec un effondrement du marché de la production d'énergie en volume qui, depuis lors a fait place, fort heureusement, à une explosion de sens inverse jusqu'à la crise mondiale actuelle. 
Quant au jugement porté sur le management et sur le conseil d'administration, il relève de la rhétorique politicienne et médiatique sans que quoi que ce soit ne permette de l'étayer. Il vaut mieux se référer à l'appréciation formulée par Eric Le Boucher, l'un des meilleurs connaisseurs de l'industrie et d'Alstom, dans Le Monde des 10-11 février 2008 : « Par parenthèse, il serait bien temps que l'histoire industrielle réhabilite Pierre Bilger ».
Appréciation corroborée par la réponse à une question simple: comment le retour de l'entreprise sur le chemin de la croissance profitable aurait-il été si rapide après la crise de liquidité de juin-juillet 2003 si tout ce qui avait été accompli pendant les douze années précédentes avait été aussi détestable que l'ont prétendu à l'époque certains commentateurs, journalistes ou hommes politiques, malveillants, ignorants ou manipulés?
]]></description>
				<guid isPermalink="false">1230978954</guid>
			</item>

		</channel>

</rss>