Christian Vanneste est un homme qui a un parcours atypique, en ce qui concerne l'art de gérer la cité ou la ville et ses habitants, le sens premier du mot politique. Originaire du Nord de la
France, plus précisément de
Tourcoing, il a été enseignant dans un lycée privé et a aussi assuré une haute fonction au sein d'une autre école. Il a toujours demeuré dans sa ville natale et a pour but de la promouvoir sur le plan culturel et économique. A partir de 1977, il s'est engagé dans la politique en tant que simple militant RPR afin de réaliser son objectif.
En 1983, il devient délégué, à la culture, au maire de Tourcoing puis conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais en 1986. En 2002, il est obligé de laisser ce poste car il est élu député en rejoignant la grande alliance de la Droite et du Centre ou l'
UMP, qui a porté le président
Nicolas Sarkozy au pouvoir. Christian Vanneste a montré une nouvelle façon de faire de la politique à l'UMP en étant à la fois Vice-président du Centre National des Indépendants et paysans (CNI) depuis 2006 et membre à part entière de l'UMP. Il cumule aussi plusieurs autres fonctions comme président de Famille et Liberté, président du Groupe d'études sur le textile et les industries de main-d'½uvre depuis 2002. Vice-président d'une mission sur l'exécution des peines, il est aussi membre de plusieurs associations et clubs comme le club économique « les Réformateurs ». En 2007, il s'est présenté à nouveau au poste de député et a été réélu avec plus de 58 % des voix. Il donne ainsi à la droite l'un des meilleurs résultats en région Nord. A l'Assemblée, il participe à plusieurs missions et commissions et siège au sein du Groupe Parlementaire UMP.
Il est membre de plusieurs commissions : la commission des Lois, la commission spéciale sur l'instauration du
service minimum dans les transports en cas de grèves. Pour les missions, il est membre de la mission d'information sur les centres de rétention et les zones d'attente, de la mission d'information sur les questions mémorielles et de la mission parlementaire sur les compétences des collectivités territoriales. Il est l'auteur de plusieurs propositions de lois.
On peut citer celle sur la TVA sociale en 2005, celle sur les maladies rares en 2006, celle sur la suppression de la condamnation pour diffamation envers une personne à cause de son orientation sexuelle. En 2007, il milite pour la suppression de la
redevance audiovisuelle. La plus significative de ses projets de lois fut celle sur la reconnaissance du génocide ukrainien de 1932-1933 par la France. Après l'acceptation de ce projet par l'
Assemblée Nationale, il s'est vu décerné le prix Ukraine-Europe en 2008. Il est aussi pour la peine de mort pour les grands criminels, comme les terroristes, en soutenant des projets de lois allant dans ce sens. La particularité de Christian Vanneste demeure dans le fait que c'est un élu de proximité. Il est constamment à l'écoute de ses électeurs dans sa région.
Hebdomadairement, il organise des débats et des échanges d'idées avec ces derniers afin de soulever les problèmes réels. Ils peuvent ainsi essayer de trouver des solutions ensemble et d'en proposer au niveau de l'Assemblée Nationale. A la fin de l'année 2007, il est investi candidat officiel du parti présidentiel à la magistrature suprême de la ville de Tourcoing. Lors des élections en mars 2008, il a recueilli moins de 35 % des voix, ce qui lui a valu son élimination dès le premier tour. Après cette lourde défaite, il décide de démissionner de tous ses mandats locaux.
Cependant, il est aussi un homme politique controversé à cause des ses propos et ses prises de position à polémiques sur la colonisation et l'homosexualité. En 2005, il présente une révision de la loi sur le rôle positif de la France dans les colonies et les anciens départements français comme l'
Algérie. Il revendique aussi une reconnaissance envers les soldats français originaires de ces anciens territoires. Son but est de modifier les manuels scolaires afin de prendre cela en considération. Ce qui a engendré des polémiques surtout dans les pays concernés et dans des départements d'outre-mer comme en Nouvelle Calédonie où des députés ont milité pour l'abrogation de l'amendement. En effet, ces élus estiment que c'est contre les valeurs républicaines.
La même année (2005), il accorde un interview à la presse régionale :
La Voix du Nord et Nord éclair, au cours duquel il dit en substance que l'homosexualité peut présenter une menace pour la société. D'après lui, la société française perdrait ses valeurs traditionnelles depuis les années 60 avec le développement de l'homosexualité. En tant que conservateur, il est contre cette tendance et lutte pour la sauvegarde d'une famille avec des parents hétérosexuels.
Il enfonce le clou en affirmant que « les homosexuels sont hétérophobes » et que l'homosexualité est « un apartheid entre les sexes ». Tous ces propos ont poussé les associations de défense des droits des homosexuels, comme Act Up, SOS Homophobie et le Syndicat National des Entreprises Gaies, à déposer plainte contre lui pour injures en raison de l'orientation sexuelle. Les plaignants ont eu gain de cause au début car le tribunal correctionnel de Lille l'a condamné à quelques milliers d'euros d'amende et de dommages et intérêts en 2006. De plus, cette condamnation a été confirmée par la cour d'appel de
Douai en 2007. Cependant, la cour de cassation annule tout en 2008 en évoquant la liberté d'expression.
Ce qui crée l'émoi chez les plaignants alors que d'autres personnes saluent la victoire de la liberté d'expression et pointent du doigt le premier verdict comme étant destiné à faire plaisir aux homosexuels. Ce démêlé judiciaire fut le premier d'un homme politique pour homophobie et servira peut-être de jurisprudence à d'autres.