La chirurgie réfractive est une technique qui sert dans la correction des troubles de la réfraction de l'oeil. En effet, au cours d'un
astigmatisme, d'une hypermétropie ou d'une
myopie, l'oeil présente des anomalies au niveau de sa réfraction. Le seul traitement de ces anomalies a été jusqu'à aujourd'hui le port de verres correcteurs, concaves ou convexes selon le cas. Plus une personne était myope, donc plus son trouble de réfraction était grand et plus l'épaisseur de ses verres était augmentée.
Grâce à la microchirurgie, ce genre de désagrément peut maintenant être réduit. Cette technique chirurgicale qui se fait au microscope se donne le défi d'éviter le port de verres aux personnes souffrant de troubles de réfraction. La vision réaliste de la situation pose l'objectif de réduire l'épaisseur des verres. Qu'elle concerne la vision de près ou de loin, la vision sera meilleure après une chirurgie réfractive. Cette branche se divise en deux groupes : la chirurgie cornéenne et la chirurgie intraoculaire. Le premier type utilise le
laser pour modifier la courbure de la cornée tandis que le second consiste à poser des implants à l'intérieur de l'oeil pour corriger les atteintes très prononcées pour lesquelles une simple modification de la cornée ne suffit pas. La chirurgie est une option intéressante dans la mesure où elle est efficace, elle donne des résultats spectaculaires et elle est totalement indolore. Elle ne laisse aucune trace et améliore la vision de façon considérable. Le choix d'une technique de chirurgie réfractive est dicté par plusieurs paramètres dont l'âge du patient, les résultats de son examen ophtalmologique, le degré d'amétropie.
Après l'intervention chirurgicale, le sujet opéré bénéficiera d'un suivi ophtalmologique. La vision devrait nettement s'améliorer avec ou sans verres correcteurs. La chirurgie se fait au laser excimer afin de gommer la cornée et de reconstruire sa surface. L'épithélium superficiel est enlevé pour qu'il puisse repousser par la suite. C'était la technique la plus utilisée jusqu'à ce que le Lasik fasse son apparition.
Cette nouvelle pratique a permis la restitution de la fonction visuelle chez les personnes atteintes d'
hypermétropie inférieure à 5 dioptries, d'astigmatisme inférieur à 3 dioptries, ou de myopie inférieure à 6 dioptries. Le lasik, pour « laser in situ keratomileusis » permet de « raboter » une épaisseur de 160 microns de l'épithélium cornéen pour ensuite remettre la lamelle après une abrasion au laser excimer. C'est une technique qui corrige des myopies atteignant 10 dioptries, l'astigmatisme de moins de 5 dioptries et l'hypermétropie chiffrée à 4 dioptries. Elle est prouvée par des résultats plus spectaculaires en matière de cicatrisation et de pronostic fonctionnel.
Les résultats de la chirurgie réfractive dépendent de plusieurs paramètres dont l'épaisseur de la cornée, l'âge du patient et le type de laser choisi, sinon des complications peuvent survenir au cours de l'opération. Connaître tous les paramètres permet d'avoir une idée de la teneur de l'importance de l'opération à faire. Parfois, le laser ne fonctionne pas correctement comme il le devrait, mais dans ces cas, on peut le changer en cours d'opération. C'est aussi le cas du dysfonctionnement d'un microkératome. Les incidents de coupe peuvent survenir et obligent à reprogrammer l'intervention.
Au cours de l'acte chirurgical, des problèmes peuvent survenir comme le retard de la cicatrisation, une infection ou une inflammation de la cornée et l'irrégularité de la repousse de l'épithélium cornéen. Ces complications peuvent être à l'origine de trouble de vision, d'astigmatisme, de sensation de brûlure ou de corps étranger dans l'oeil. Un examen de contrôle est alors nécessaire pour vérifier la cicatrisation cornéenne. La chirurgie réfractive présente également des effets secondaires qui peuvent être gênants comme l'anisométropie c'est-à-dire le déséquilibre de réfraction entre les deux yeux, l'astigmatisme, la diminution transitoire de la capacité visuelle et une sècheresse oculaire qui pourra être remédiée par l'instillation de collyre lubrifiant pendant les mois qui suivent l'intervention. La plupart des inconvénients disparaissent au bout de six mois environ.
Quant aux implants, ils ne sont presque jamais rejetés et n'occasionnent pas de troubles. Une fois que l'implant en plexiglas est introduit dans l'oeil, les hypermétropies les plus graves peuvent être corrigées en même temps que les cas où la myopie est excessive. L'intervention nécessite les mêmes conditions de préparation et d'
anesthésie comme dans toute intervention oculaire et elle se fait sous vision microscopique en milieu stérile. Les complications sont nettement moindres par rapport à celles de la chirurgie au laser.
En bref, la chirurgie réfractive est une technique qui réduit le port de verres de correction, qui a un effet spectaculaire sur la vision mais dont les indications sont dictées par un examen ophtalmologique rigoureux et dont les complications sont prévisibles.