La Libération représente l'âge d'or de la CGT : plus de cinq millions d'adhérents, un rapprochement encore plus fort avec le PCF en pleine gloire lui aussi, et de nombreuses luttes à la fin heureuse. Il est le premier syndicat aux élections syndicales, devant la CFTC. Pourtant, dans un contexte de
Guerre froide, une minorité, réticente à un rapprochement trop fort avec le
communisme et l'URSS, fondera en 1947 le syndicat Force Ouvrière (CGT-FO). La CGT aura tout de même une grande influence : son soutien aux revendications des Algériens est total et plusieurs conquêtes fondamentales du droit du travail (SMIG, Troisième semaine de congés payés en 1956 ...) sont à noter. Peu à peu, le syndicat va tenter de quitter la sphère du PCF, sans jamais y parvenir réellement. Il soutiendra le programme commun de la gauche en 1972, puis
Mitterrand en 1981. La
CGT est ainsi la première organisation syndicale française, comme l'ont confirmé les dernières élections prud'homales, mais compte néanmoins moins d'adhérents que la
CFDT. Victime comme les autres de la crise de participation à l'activité syndicale, la CGT ne dénombre plus que 700 000 adhérents environ.