Mais suite aux démissions causées par l'accord Chérèque-
Fillon sur les retraites, ce chiffre devrait être revu à la baisse. En revanche, la CFDT est le second syndicat de salariés par son audience électorale. Suite à la Libération en 1944, une petite partie de la Gauche anime le débat interne au sein de la CFTC en vue de distendre les liens avec le clergé et de laïciser la Centrale. Menée par Eugène Descamps, elle devient majoritaire, et en 1964, la CFTC devient la CFDT, même si un petit 10% des effectifs choisit de recréer la
CFTC. Proche du mouvement socialiste, et en particulier du
PSU de
Michel Rocard, la CFDT oriente son action sur la lutte des classes. A la fin des années 60, la CFDT passe des accords avec la
CGT pour mener son action à bien. En
mai 68, la CFDT appelle les entreprises à réagir, ce qui provoquera la création des sections syndicales d'entreprises. Lors du congrès de 1970, la CFDT adopte de nouveaux statuts et revendique l'autogestion des entreprises. Eugène Descamps cède sa place à Edmond
Maire en 1971. En 1974, de nombreux militants de la CFDT se rallient au PS de François Mitterand.