Phénomène exclusivement féminin, la cellulite touche la quasi-totalité des femmes, minces ou rondes. Qu'est-ce qui favorise donc l'apparition de la « peau d'orange » si disgrâcieuse sur les cuisses et les hanches des femmes ? Est-ce une fatalité, ou existe-t-il des moyens de la prévenir et la combattre ? Bien que cette hypertrophie du tissu adipeux soit un désagrément essentiellement d'ordre esthétique dans la majorité des cas, elle peut également être néfaste pour la santé.
En effet, dans la mesure où il s'agit d'une inflammation des tissus sous-cutanés, il arrive qu'elle nécessite le traitement d'antibiotiques voire une hospitalisation. Que les femmes se rassurent ! cette forme de cellulite est celle qui intervient dans des pathologies existantes comme la lymphangite, infections bactériennes locales, et dans ce cas uniquement, la cellulite devient une affection à soigner médicalement. La cellulite esthétique, sans danger sur la santé, est une lipodystrophie, c'est-à-dire une répartition de la graisse dans le tissu qui présente des anomalies développant les adipocytes (cellules graisseuses) et faisant perdre aux fibres conjonctives leur élasticité. L'aspect « peau d'orange » est formé par ces bosselures de tissus graisseux amassés et cloisonnés. Ces amas mal irrigués empêchent une bonne
circulation sanguine, de sorte que la lymphe et le sang se retrouvent comprimés dans le bas du corps et favorisent ainsi l'apparition des « capitons ». Ce phénomène atteint la quasi-totalité des femmes quelle que soit leur corpulence, même les femmes très minces sont touchées !
La cellulite est très localisée : elle se loge sous les tissus adipeux des cuisses, ce que l'on nomme populairement « la culotte de cheval », sur les hanches, parfois même sur les genoux ! Elle résiste même aux régimes quand elle est dite « incrustée », car il existe trois formes de cellulites : la cellulite naissante, que l'on peut combattre facilement et que l'on peut déceler en pinçant la peau ; la cellulite installée, qui donne à la peau son aspect irrégulier et capitonneux , et plus difficile à déloger ; et enfin la cellulite fibreuse, dure et douloureuse.
Si la cellulite est le résultat d'une mauvaise hygiène de vie (mauvaise élimination des toxines due à un apport énergétique supérieur à la dépense), de la sédentarité (manque d'exercice), d'autres facteurs entrent en ligne de compte dans son apparition. Les troubles hormonaux, le
stress peuvent en être à l'origine, ainsi que des phénomènes héréditaires ou ethniques: les femmes ayant le bassin large y sont plus sujettes, ainsi que les femmes d'origine méditerranéenne. Pour prévenir la cellulite et la combattre, il faut pratiquer une activité physique régulière qui sollicite la circulation des jambes : l'équivalent de 30 minutes de marche énergique par jour serait bénéfique (l'activité physique permet également l'évacuation du stress). Il faut également boire 1.5/2 litres d'eau quotidiennement, ce qui favorise le drainage et l'élimination des toxines enfermées, consommer plus de fruits et légumes au détriment des plats trop riches, sucrés et gras. Le marché est inondé de crèmes amincissantes qui peuvent s'avérer efficaces (le massage contribue largement à cette efficacité) en association avec une meilleure hygiène de vie.
Enfin, il est également possible de se faire lipo-aspirer la cellulite lorsque celle si devient trop envahissante, cependant il faut bien mesurer l'ampleur du sacrifice esthétique de la
liposuccion, qui demeure une intervention
chirurgicale douloureuse qui se pratique sous anesthésie. Les traitements doivent détruire la barrière scléreuse. Des injections, des applications d'ultrasons, des massages, un drainage lymphatique, peuvent être utiles, ainsi que gymnastique et activités sportives (natation,
cyclisme).
La
mésothérapie (injections de produits avec une aiguille très courte sous la peau) est efficace dans la lipodystrophie localisée. Les lipodystrophies très importantes peuvent être traitées par liposuccion sous
anesthésie générale. Il faut peser le rapport bénéfice risque dans cette indication uniquement esthétique. Dans tous les cas, il faut traiter tout ce qui peut être facteur d'aggravation de la cellulite : troubles circulatoires généraux veineux, capillaires ou lymphatiques, troubles hormonaux.