La Cordillère se divise en trois parties : à l'est, les Rocheuses (3 954 m au mont Robson) ; au centre, des plateaux (du Yukon, de Colombie) et des montagnes (Selkirk, Purcell) ; à l'ouest, les montagnes côtières découpées de fjords, et qui portent le point culminant du Canada (le mont Logan haut de 6 050 m). À l'est, le système appalachien ne prend que localement l'allure de montagne dans la région atlantique (1 311 m en Gaspésie).
Dans la Cordillère, les Côtières et les versants exposés à l'ouest sont très arrosés et longtemps enneigés ; il y a aussi des climats d'abri, secs et chauds en été (Okanagan). Le sud-ouest de la Colombie britannique bénéficie d'un climat tempéré maritime. L'hiver est atténué sur la façade atlantique, mais les étés y manquent de chaleur. Si la côte pacifique est toujours libre de glace, les détroits arctiques, la baie (ou mer) d'Hudson, les côtes du Labrador et partiellement le golfe du Saint-Laurent sont occupés par la banquise et les glaces de dérive pendant 4 à 6 mois.
Comme les Etats-Unis, l'histoire du Canada commence avec les nombreuses tribus indiennes dispersées à travers d'immenses étendues du Pacifique à l'Atlantique. Dans le dernier quart du IXe s, des Irlandais chassés d'Islande s'installent sur la rive nord du golfe du Saint-Laurent. Arrivent ensuite, au début du XIe s, les Islandais du Groenland, sur les côtes de Terre-Neuve et du Labrador. En 1497, Jean Cabot longe le littoral terre- neuvien jusqu'au cap Breton. Par la suite, à la recherche d'un passage de l'Atlantique au Pacifique vers les pays des épices asiatiques, défilent des navigateurs portugais, espagnols, anglais et français. En 1524, voguant sous le pavillon de François Ier, le Florentin Verrazzano donne à l'hinterland nord-atlantique le nom de Nouvelle-France. En 1534, Jacques Cartier, à la recherche d'un nouveau chemin vers l'Orient découvre le « pays de Canada ». Lors d'un deuxième voyage (1535-1536), il remonte le Saint-Laurent jusqu'aux lieux actuels de Québec et de
Montréal. Un troisième voyage (1541-1542) est entrepris par Cartier et Roberval toujours pour rechercher une voie maritime vers la
Chine. En 1604, une première tentative de colonisation est tentée en Acadie. Champlain, le géographe du groupe, fonde Québec en 1608, d'où partent les missionnaires récollets et jésuites pour évangéliser les Indiens. Prise par les Anglais en 1629, Québec revient à la
France en 1632 par le traité de Saint-Germain-en-Laye. Alors s'organise la première colonisation sous Champlain. Faute de capitaux et d'émigrants, la
colonisation traine, malgré la contribution des communautés religieuses et les fondations de Trois Rivières (1634) et de Ville-Marie (1642), devenue par la suite Montréal. Une petite population de 300 habitants fonde une société d'exploitation de la traite des fourrures, seul soutien économique du pays. De cette communauté des habitants sort le Conseil de Québec, qui, élu par le peuple, administre les finances et le commerce. Mais le pays doit subir pendant des années la guérilla des Iroquois, dressés contre les Français et les Hurons, dont l'alliance élimine leur rôle d'intermédiaires de la traite entre les tribus de l'Ouest et les Hollandais de
Manhattan (
New York). Devant les difficultés de la colonie,
Louis XIV, sur les conseils de
Colbert, confie le monopole du commerce canadien à la société des Indes occidentales ; il réintègre le pays dans le domaine royal (1663) et le dote d'une nouvelle administration. Pour favoriser le peuplement, Colbert fait partir chaque année des émigrants, ainsi que des « engagés » pour trois ans, qui prennent ensuite des terres. C'est à partir du Saint-Laurent que se fait la colonisation. À la fin du régime français, les rives du Saint-Laurent étant presque entièrement occupées, on créé de nouvelles colonies plus éloignées de l'eau. Après l'arrêt de l'immigration systématique, la Nouvelle-France progresse lentement, l'agriculture constituant sa base économique. Établie sur les deux rives du Saint-Laurent, de
Québec à Montréal, avec un hinterland s'étendant du Labrador au
Mexique, la Nouvelle-France vit en partie repliée sur elle-même, quand les Iroquois déclenchent une nouvelle guerre de la fourrure (1684), à laquelle s'ajoute la guerre britannique de la ligue d'Augsbourg. Après ces nombreuses guerres, la Nouvelle-France profite d'une longue et fructueuse période de paix. Mais bientôt survient la guerre de Sept Ans, et l'
Angleterre décide de conquérir à tout prix le Canada. Trois ans de suite, Montcalm arrête l'attaque par des victoires, notamment au fort Carillon (1758), mais, devant la flotte de Saunders et les soldats de Wolfe, l'armée française est vaincue aux Plaines d'Abraham (1759) ; les deux commandants trouvent la mort dans la bataille. La victoire de Lévis à Sainte-Foy, l'année suivante, est inutile, et la Nouvelle-France doit capituler à Montréal le 8 septembre 1760. Le traité de
Paris la cède définitivement à l'Angleterre en 1763, les terres sont distribuées à des colons anglais. Après le
traité de Paris, la proclamation royale du 7 octobre 1763 partage la Nouvelle-France. Les îles du Cap-Breton et du Prince-Édouard sont rattachées à la Nouvelle-Écosse. La vallée du Saint-Laurent, de Gaspé au lac Nipissing, forme la province de Québec, et le reste du pays, au nord et à l'ouest de l'Ottawa (ou Outaouais), constitue un territoire de chasse interdit à la colonisation, tandis que les terres de la baie d'Hudson demeurent la propriété de la compagnie de fourrures du même nom, à laquelle l'Angleterre les a concédées en 1670. À la suite du traité de Versailles (1783), qui reconnaît l'indépendance des États-Unis, il se produit une forte émigration au Canada de « loyalistes », c'est-à-dire de colons américains restés fidèles au drapeau britannique. 16 000 à 17 000 d'entre eux s'établissent dans le Québec, le long du haut Saint-Laurent et du lac Ontario, et réclament sans tarder les lois anglaises et les institutions parlementaires. Accordant cette demande,
Londres, par l'Acte constitutionnel du Canada (10 juin 1791), divise le territoire laurentien en deux, la province française du Bas-Canada, qui va du Labrador au lac Saint-François, et la province anglaise du Haut-Canada, qui s'étend du lac Saint-François aux territoires de la baie d'Hudson. Près d'un siècle plus tard, sous le titre d'« Acte de l'Amérique du Nord britannique », la loi de 1867, qui forme la Constitution canadienne, crée un nouvel État, la Confédération du Canada, unissant les quatre provinces du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, du Haut-Canada (l'Ontario) et du Bas-Canada (le Québec). Elle reconnaît à cet État son autonomie intérieure et l'usage de l'anglais et du français, et répartit les pouvoirs entre le gouvernement fédéral et les provinces. En 1949, le Canada s'agrandi et intègre une nouvelle province : Terre-Neuve. En 1964 la « formule Fulton-Favreau », prévoyant une modification de la Constitution canadienne transfère du Parlement du Royaume-Uni aux autorités législatives du Canada le pouvoir entier et exclusif de modifier la Constitution du pays. Ainsi le Canada obtient une souveraineté totale dont le symbole est le drapeau canadien, adopté par le Parlement canadien et proclamé par la reine le 15 février 1965. Ce petit panorama de l'histoire du Canada illustre la richesse culturelle du pays. Un voyage au Canada promet ainsi au touriste des moments inoubliables tant par la beauté des paysages que le patrimoine du Canada. Le Canada est également une terre d'accueil pour les étudiants et employés du monde entier grâce à ses écoles réputées et son économie florissante.