En effet, les Français essaient de faire une percée en Artois et en Champagne : essuyant de terribles échecs, les pertes humaines sont considérables. Pour débloquer la situation, le Général Joffre prépare une offensive sur la Somme. En
Allemagne, le Général von Falkenhayn s'apprête à lancer une guerre sous-marine pour faire payer aux Anglais leur tentative d'asphyxier les empires centraux et détruire les troupes françaises coûte que coûte afin de les contraindre à abdiquer. Il choisit de mener le combat sur le site de Verdun car il possède une position stratégique (proximité avec les usines d'obus et le réseau ferroviaire de
Metz), mais aussi parce qu'il s'agit d'un symbole populaire que la
France voudra protéger à tout prix. Plus de 1 000 pièces d'artillerie lourde, pas moins de 72 bataillons d'infanterie et 20 divisions sont alors amassées face à Verdun. Alors que l'attaque se prépare, du côté français, le lieutenant-colonel Driant attire l'attention du commandement sur place, mais il est déjà trop tard... Le 21 février 1916, le premier obus allemand est lancé sur le champ de bataille de Verdun. Pendant 10 longs mois, le conflit va s'abattre sur plusieurs kilomètres de long.