En 1926, Marcel Béna a démarré son petit atelier de fabrication de dentelles à élastique qu'il a implanté dans sa maison. Il était alors un fournisseur en matières premières des couturiers qui confectionnaient les corsets, un accessoire de mode très en vogue dans les années 20. Cette première entreprise démontrait déjà le sens de l'opportunité de cet homme plutôt discret mais grâce auquel un empire a vu le jour. En bon observateur, cet homme s'aventura dans la confection en 1930 et produit des gaines.
La pertinence de cette intégration verticale lui a permis de partir à la conquête du marché américain en 1931. Forte de sa nouvelle expérience, l'entreprise déménage dans un endroit plus spacieux dans la rue Faubourg Saint-Denis à
Paris et renforce son personnel pour satisfaire le marché en croissance. De 1944 à 1952, grâce à un partenariat commercial établi avec Charles Fossez qui créa la marque Barbara, l'affaire a connu une hausse considérable grâce à la vente par correspondance. A la mort de son partenaire, la famille Béna reste seule aux commandes et garde la nouvelle marque qui a fait sa notoriété. La société fut transformée en société anonyme en 1967 et prend définitivement le nom de " Barbara SA ". Elle employait alors 150 personnes et faisait un chiffre d'affaires annuel de 10 millions de francs. L'instinct créatif de ses entrepreneurs favorise la conquête du marché de la lingerie fine. En 1972, la marque lance de nouveaux produits : des soutien-gorges et des slips. Cette offre très tendance a permis à son chiffre d'affaires de tripler en très peu de temps pour atteindre les 31 millions de francs en 1978.
Toujours dans le cadre de sa politique d'extension, la société rachète en 1999 une marque de lingerie haut de gamme, " Ravage ". La fusion des compétences des deux entités s'est traduite par une plus haute performance dans la production d'articles de luxe. Sans jamais s'écarter du secteur qu'elle maîtrise depuis ses débuts, la société développe son offre en créant des maillots de bain. En 2006, Natexis Private Equity acquiert d'importantes parts de la société et choisit une stratégie d'internationalisation qui fut inaugurée par les Etats-Unis.
Mais comment expliquer une telle expansion dans un univers commercial où la concurrence fait rage ? Deux départements au sein de la société participent fortement à ce développement positif constant : la recherche et la communication. En effet, les créateurs des lingeries Barbara recherchent avant toute chose la satisfaction de ses clientes. La marque signifie luxe et distinction aux yeux de ses consommatrices. Ainsi, les matières nobles comme la
soie sont privilégiées dans chaque modèle. Comme toujours, la recherche est également orientée vers les matières synthétiques qui offrent confort et discrétion à celles qui les portent, mais dans tous les cas, les articles mis en vente n'ont jamais déçu ses fidèles amatrices.
Toutes les catégories de femmes peuvent y trouver leur bonheur car la production couvre toutes les tailles et adapte chaque modèle de façon à ce qu'il procure un maximum de confort. La ligne se décline en différents thèmes à chaque saison. " Nomades de luxe " est par exemple la nouvelle collection lancée pour la saison automne-hiver 2008. On a aussi vu des modèles inspirés des couleurs et des objets d'Afrique, ou encore du charme et de la douceur de l'Orient.
Bref, Barbara n'a jamais cessé d'étonner " ses femmes ", mais à chaque sortie de collection, les nouveautés ont été toujours appréciées et adoptées. En ce qui concerne la communication, les responsables ne lésinent pas sur les moyens pour faire connaître et asseoir la notoriété de la marque. Les insertions publicitaires prennent une page entière dans les magazines de mode en période de fêtes. Ils vont même jusqu'à couvrir les abris-bus et les panneaux des stations de métro. Les concours sur Internet attirent également beaucoup de participantes. Récemment, ils ont fait appel aux consommatrices pour devenir l'égérie de la marque. Célèbre marque de lingerie féminine, Barbara s'est construit une notoriété internationale grâce à la maîtrise du secteur de l'industrie textile du haut de gamme. La créativité de ses propriétaires et dirigeants en a fait un empire du luxe mondial. La flexibilité des gammes proposées indique la place particulière accordée aux clientes. La société emploie 800 personnes avec un chiffre d'affaires de 45 millions d'euros en 2004. Elle est présente dans 7 000 points de vente éparpillés dans plus de 70 pays dans le monde.