L'autoroute française A7 est celle qui relie de nos jours
Lyon à
Marseille. Gérée principalement par la société Autoroutes du Sud de la
France, elle est également appelée Autoroute du Soleil. La construction de cette autoroute est inspirée de l'Autoroute Nord située à Marseille. Elle n'est appelée A7 qu'en 1966. Faisant partie intégrante du réseau ASF de la partie Est ainsi que des routes européennes E714, E80 et E15, elle mesure 302,5 kms. Sa partie qui longe la ville de Marseille est également connue sous le nom de Autoroute Nord.
En 1951, elle part des N113 sur Les Pennes-Mirabeau, passe sur Saint-Antoine des N8, traverse le Canet à Saint-Barthélémy puis amorce sur Saint-Gabriel. En ce temps-là, l'autoroute fera 13 kms. En 1958, une autre portion de A7 surgit. En 2 x 2 voies, elle longe le canton de Péage de Roussillon sur 6 kms. L'année suivante, elle relie le sud de la
Vienne à Reventin-Vaugris. En 1961, elle passe sur la région de Vaucluse, allant de la Chartreuse de Bompas à Bédarrides. Cette portion payante est divisée en deux : la voie rapide entre la Chartreuse de Bompas et Vedène puis la route à 3 voies entre Vedène et Bédarrides. Cette autoroute constitue un raccourci vis-à-vis de la route d'
Avignon. En 1963, l'autoroute s'étend sur 24 kms payants entre Vienne-Sud et Chanas puis sur 4 autres kms à péage entre Valence du Nord et Valence du Sud. L'année suivante, elle relie la ville d'Orange et celle de Vaucluse sur 10 kms de route en commençant sur Piolenc du Sud et en se terminant sur Courthézon du nord. Cette portion deviendra plus tard payante, suite à son aboutissement sur la voie rapide entre Bédarrides et Chartreuse de Bompas l'année suivante. Ce raccordement rajoutera 38 kms.
En 1965, dans le nord de la vallée du Rhône, l'autoroute A7 s'allonge sur La Mulatière, passe par Pierre-Bénite, borde Saint- Fons sur Feyzin, voit Solaize, longe Givors, sans oublier Chasse-sur-Rhône et se termine sur Vienne-Nord. Puis en 1968, elle allie La Mulatière et la Gare de Perrache pour aboutir en 1971 sur l'autoroute A6. Cette même année, une autre partie payante relie Chanas et Valence du Nord sur 42 kms. De ce fait, Vienne et Porte-lès-Valences sont reliés par l'autoroute discontinue sur 73 kms au total.
En 1966, l'A7 connaît un tronçon reliant Valence du Sud et Montélimar du Nord. C'est alors qu'elle est nommée officiellement A7. Deux années plus tard, elle permet de relier Montélimar du Nord et Montélimar du Sud. Les travaux effectués lui ont permis d'atteindre
Orange. En 1969, elle rejoint le sud de l'Avignon,
Cavaillon et Sénas. Cette portion s'étirera l'année suivante sur la partie qui relie déjà Les Pennes-Mirabeau et Marseille. Puis de Marseille, elle passera par la Gare Saint-Charles pour atteindre la Porte d'Aix. En 1972, l'échangeur de Loriol-sur-Drôme relie Valence et Montélimar. Deux années plus tard, son ultime raccordement à l'A6 se réalise enfin en reliant La Mulatière et Perrache. Après une petite pause, les constructions se poursuivent en 1987. L'autoroute A7 qui relie Vienne et Orange est alors élargie en 2 x 3 voies. En 1992, celle qui relie Orange et Salon-de- Provence suit les mêmes règles. Accordée avec Radio Trafic FM sur 107.7 FM, cette autoroute dessert aujourd'hui plusieurs villes importantes et est engorgée toute l'année. Effectivement, elle passe notamment sur Marseille, Salon-de-Provence, Cavaillon, Avignon, Orange et Bollène.
Malgré sa longueur impressionnante, ses capacités et les avantages qu'elle offre, l'autoroute A7 n'est pas pour autant invulnérable. En effet, le Col du Grand B½uf qui se situe à une altitude de 323 m n'est pas très conseillé pour les poids lourds, puis le trafic sur la partie qui relie la Mulatière et le Tunnel de Fourvière est très abondant, voire trop abondant. Il semblerait que dans un futur plus ou moins proche, l'on ferait écrouler la partie qui relie Saint-Lazare et la Porte d'Aix.
Le tronçon reliant La Mulatière et Perrache n'appartiendrait plus à l'A7 puisqu'elle deviendrait un boulevard urbain. L'autoroute A7 ne connaîtrait pas d'autres constructions, rénovations ou innovations selon la délibération de 2006. La suite sera connue en 2011. L'autoroute A7 dessert plusieurs grandes villes. Que ce soit sur les parties payantes ou non, elle attire bon nombre de véhicules, d'autant plus qu'elle est utilisée aussi bien pour la vie quotidienne que pour le tourisme.