Annoncé par
François Fillon en mai dernier et voté en juillet dernier, l'avant-projet de loi sur l'autonomie des universités ou « modernisation » des universités était selon le
Premier Ministre, « peut-être la plus importante » de la législature. Par contre, du côté de l'
UNEF, principal syndicat étudiant, on regrette déjà que l'« on soit loin de la grande loi globale annoncée en juin dernier par
Valérie Pécresse », la nouvelle ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Les syndicats étudiants redoutent en effet une ségrégation des universités : d'un côté, les universités d'élite, et de l'autre, les petites universités régionales. D'après le texte de l'avant-projet de loi, les universités auraient tous les droits pour choisir leurs enseignants, professeurs, intervenants, leur personnel administratif et leurs chercheurs sur leur campus (ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent, puisque le personnel était majoritairement composé de fonctionnaires), elles pourraient ajouter des enseignements à leur guise et passer des accords avec les grandes écoles, les centres de recherche, les entreprises...