Alors que les progrès de la médecine en termes de traitements pour les déficiences sexuelles ne cessent de croître, il semblerait que les hommes ont de plus en plus de mal à s'épanouir pleinement dans leur vie sexuelle. En effet, le nombre d'hommes se plaignant de troubles de la sexualité ne cesse d'augmenter, et pourtant la qualité de vie des français n'a jamais été si bonne. Paradoxal ?
Pas si l'on constate que depuis quelques années, le rôle du médecin a évolué et qu'on lui parle aujourd'hui beaucoup plus facilement d'éventuels troubles de l'érection, d'éjaculations précoces et autres « problèmes » intimes. Sans doute l'augmentation de cette fameuse asthénie sexuelle provient elle donc de là... les hommes ont toujours connu des troubles à ce niveau que ce soit pour des raisons physiologiques, psychologiques ou à cause du
stress, mais la différence est qu'aujourd'hui ils en parlent. A leur médecin, mais aussi dans la presse, sur les ondes voire même sur le petit écran. Plus concrètement, l'asthénie sexuelle est la manifestation d'une certaine difficulté à vivre pleinement sa vie sexuelle, à savoir des troubles de l'érection, une perte de tonus ou une diminution du désir... qui conduisent à une raréfaction et parfois presque une peur de l'accomplissement de l'acte sexuel. Hormis d'éventuelles incapacités physiologiques qui doivent être traitées à part, le principal facteur ayant une influence sur les capacités sexuelles réside dans l'hygiène de vie.
Si une vie équilibrée et saine ne devrait garder ce certain équilibre une fois au lit, au contraire une personne qui fume ou boit à l'excès fatigue inexorablement son corps, fatigue qui se ressent en partie lors d'un éventuel acte sexuel. Un autre facteur d'asthénie, ennemi d'une sexualité épanouie, réside dans le stress qui est malheureusement inhérent à la société actuelle. Stress et mauvaise hygiène de vie sont donc les deux principaux facteurs pouvant entrainer l'asthénie. Mais si l'asthénie sexuelle semble être un problème réservé aux hommes, il n'en est rien.
Certes, l'impuissance met fin à tout acte sexuel, et l'on pourrait considérer que la « faute » repose entièrement le sexe « fort », mais l'asthénie sexuelle touche effectivement aussi les femmes. L'asthénie sexuelle prend une dimension différente chez la femme. En effet, il ne s'agit plus ici de perte de tonus mais plutôt d'une incapacité partielle ou totale à ressentir les sensations physique qu'apportent les différents stades de l'acte sexuel. Cette asthénie sexuelle peut donc prendre la forme d'une perte de la libido, d'une perte de plaisir voire même d'éventuelles douleurs lors de l'acte. Comme chez l'homme, l'asthénie sexuelle féminine peut provenir de multiples causes, mais on retrouve toujours à l'origine de ces troubles une raison physique, psychologique, ou une situation incluant les deux.
Au niveau psychologique, il s'agit la plupart du temps de stress, craintes et angoisses ou d'une perte de confiance (consciente ou non) envers le partenaire. Par ailleurs, les causes plus physiques proviennent généralement d'une affectation des organes génitaux ou du système urinaire, comme par exemple l'endométriose, la
cystite ou la
vaginite. Pour prévenir l'asthénie sexuelle, une bonne hygiène de vie et un quotidien équilibré entre travail, repos sont des conditions généralement suffisantes, même s'il n'est pas toujours aisé de les respecter.