Il pose aussi la question du beau et du laid : les sujets sont saisis sur le vif, laissant place à toute la subjectivité du peintre. Les premiers essais d'art abstraits datent de 1910, par le peintre russe
Wassily Kandinsky. Kandinsky misait tout sur la couleur, qui pour lui, avait des effets sur notre perception semblables à ceux produits par des sons. Pour exemple, son oeuvre « Fragment pour composition IV » exposée à la Tate Gallery à
Londres, est une musique colorée, c'est-à-dire qu'on peut lire son oeuvre de la même façon qu'on écouterait un morceau de musique. Suite à ces premiers essais, le mouvement cubiste prit de l'essor à
Paris. C'est
Cézanne qui est à l'origine du cubisme : comment, avec des figures géométriques simples, peut-on arriver à construire des éléments ? Ceci posé, Picasso reprend ce précepte et l'applique à la lettre. Le peintre ne peut prétendre représenter le monde tel qu'il le voit : ce que l'on voit n'est pas figé, c'est en mouvement perpétuel. Le tableau « Violons et raisins » de Picasso illustre cette idée : on voit un violon, mais en plusieurs morceaux, ou plutôt sous ses aspects les plus caractéristiques.