ArcelorMittal est connu à ce jour comme étant le plus grand producteur d'acier dans le monde. Cette position de leader international de ce groupe sidérurgique est ainsi confortée par une quatrième place, dans le cadre de l'exploitation minière. L'histoire du groupe commence en 2006 lorsque Mittal Steel, le géant européen de l'acier, décide de faire une fusion avec l'entreprise
Arcelor. Depuis, le siège social de l'entreprise est basé à
Luxembourg, là où se trouvait auparavant le siège d'Arcelor.
Aujourd'hui, le groupe dirigé par le PDG Lakshmi Mittal, fondateur et propriétaire actuel de Mittal Steel, compte environ 310.000 employés répartis dans toutes les filiales qui se trouvent dans plus d'une soixantaine de pays. En effet, le groupe opère ses activités partout dans le monde, aussi bien en Europe et aux Amériques qu'en Asie et Afrique. L'une de ses filiales les plus performantes reste sans doute ArcelorMittal Mines
Canada qui assure l'exploitation de mines sur les côtes du golfe St-Laurent, à Fire Lake et à MontWright. Ainsi, avec ses 2200 salariés, elle fournit une grande partie des minerais utilisés dans le cadre de la production mondiale d'acier. Le groupe ArcelorMittal est également le numéro un dans le monde pour fournir les plus importants marchés mondiaux de l'acier, à savoir entre autres, celui de la construction ou de l'automobile. En 2007, la multinationale à elle seule, assure quasiment 10% de la production sidérurgique dans le monde, avec 116 millions de tonnes d'acier produits. C'est au cours de cette année qu'elle voit ses recettes s'élever à un montant faramineux de 105,2 milliards de dollars.
De plus, l'entreprise qui est cotée dans les principales bourses du monde, à l'exemple de la bourse de
New-York, de
Paris ou encore de
Madrid, capitalise en mai 2008, la somme de 144,37 milliards de dollars. Avec autant de succès, ArcelorMittal veut encore étendre son empire, en ayant comme objectif de s'accaparer les marchés de la
Chine et de l'
Inde qui se développent particulièrement vite.
Hormis cela, l'entreprise se vante d'assurer en même temps la santé et la sécurité de ses employés, ainsi que la distribution d'un produit et d'un service de qualité, tout en préservant cependant l'environnement et en assurant un réinvestissement social pour la population vivant à proximité des industries. Pour aboutir à cet objectif, le groupe ne cesse de chercher de nouvelles techniques plus intéressantes. Pour cela, les recherches ont toujours été faites au Sart Tilman. Néanmoins, depuis peu, Liège est devenu le centre des recherches techniques de la multinationale. C'est d'ailleurs à Liège qu'on a développé la toute nouvelle technique permettant de renforcer les tôles en acier par revêtement sous vide ou par refroidissement accéléré à 1000° Celsius par seconde. Dans le cadre social, le groupe investit dans les régions où se situent ses usines.
Il participe ainsi au développement économique local en apportant de l'aide financière aux professionnels désirant réaliser un projet pouvant générer des emplois. Dans le domaine de l'environnement, ArcelorMittal réalise des projets qui assurent un développement durable. Pour ce faire, tous les plans d'exploitations et d'investissement du géant de l'acier prennent en considération l'aspect environnemental. Il rallie donc la préservation de l'environnement et le développement économique.
De plus, il diminue la dépendance au bois en se présentant comme le premier fournisseur mondial d'acier pour la construction des bâtiments. Afin de satisfaire les demandes des clients, la multinationale vient d'installer trois entreprises de construction immobilière, depuis la fin de l'année 2006. Il s'agit notamment d'Arval, Arclad et Armat. Mais, depuis le commencement de la crise financière, l'entreprise connaît énormément de problèmes qui empêchent son expansion. Tout d'abord, la valeur en bourse du groupe ArcelorMittal subit une diminution qui se fait sentir jusque dans les usines. En effet, afin de limiter les dégâts que pourrait engendrer la crise, les dirigeants du groupe ont décidé de fermer momentanément certains hauts fourneaux. En France, la moitié des usines de production sera fermée de novembre à janvier. Selon la direction, il est nécessaire de réduire la production pour le début de l'année 2009 car la crise financière engendrera forcément une forte diminution des demandes. Malheureusement, cette fermeture des usines a des impacts néfastes, non seulement sur les employés, mais également sur les sous- traitants. En tout, avec 4000 employés sous-traitants et 6700 salariés dans les hauts fourneaux, il y aura jusqu'en 2009, plus de 10000 chômeurs involontaires. Et le plus triste c'est que ces chômeurs occasionnels ne bénéficieront même pas d'indemnités.