Les Indiens, descendants des coolies recrutés pour les plantations de
canne à sucre, représentaient un peu moins de 3% de la population à l'époque. En 1950, les coloured, issus du métissage, comptent pour 9 % et les Noirs ou Bantous pour 67%. Tout citoyen devait détenir une carte d'identité précisant sa race. Parmi les principales lois de l'apartheid on peut citer l'interdiction des
mariages mixtes, les habitations séparées répartissant par races les zones urbaines d'habitation, les commodités publiques distinctes (les toilettes, fontaines et tous les aménagements publics), l'interdiction à l'accès à la formation professionnelle ou la loi d'immoralité pénalisant les relations sexuelles entre Blanc et non Blanc. La résistance à l'apartheid s'est peu à peu organisée : Mohandas Karamchand Gandhi, alors avocat en Afrique du Sud, mène des actions de protestations non-violentes contre les vexations à l'égard de la classe moyenne indienne. Plusieurs associations sont fondées : l'Organisation du peuple africain, le Congrès national des Natifs sud-africains qui deviendra le Congrès national africain (ANC) ou la Youth League.