Les Antesaka sont issus de l'immigration Sakalava. Vers les 16ème et 17ème siècle, les Antesaka ont commencé à composer l'une des 18 ethnies existant à Madagascar. C'est un peuple qui s'est formé suite à un long parcours à travers l'île de ses fondateurs qui ne sont autres que les princes Andriamandresy et Andriamisara, fils du roi Sakalava Andriamandazoala. Etant donné que le royaume Sakalava était trop petit pour les 14 descendants royaux de ce dernier, il les forma pour accomplir de nouvelles conquêtes aux quatre coins de l'île.
Avec son frère Andriamisara et une soeur dont le nom ne fut pas mentionné dans l'histoire, le prince Andriamandresy bâtit le royaume Sakalava du Menabe et fit de Bengy, sa capitale. Puis, Andriamandresy décida de s'aventurer vers d'autres contrées et remonta plus au nord dans le pays Betsileo pour essayer de soumettre ces derniers à son commandement. Cette tentative de conquête lui coûta cependant la vie durant une bataille et son enveloppe charnelle fut ramenée par ses ennemis à son frère, Andriamisara dans le Bengy, un geste que le frère apprécia. Alors, il décida de laisser en paix le peuple Betsileo et décréta que celui qui passera outre cet avertissement subira une malédiction car il était célèbre pour avoir des facultés prophétiques et un appui religieux. A sa mort, en 1650, il confia le pouvoir du royaume à une lignée autre que la sienne, c'est-à-dire à son neveu Andriandahifotsy, fils de sa soeur et de père hypothétiquement de sang non malgache. Toutefois, l'histoire n'y fait aucune allusion. Comme Andriamisara était un grand roi et respecté de tous, une cérémonie commémorative en son nom est célébrée chaque année vers le mois d'août dans le pays sakalava, pour une durée de deux semaines. C'est le Fitampoha.
Jusqu'à aujourd'hui dans le Menabe, ce rituel de souveraineté a été préservé d'où l'attachement aux valeurs religieuses anciennes, sauf lors de la colonisation où il fut interdit par les ressortissants coloniaux. Littéralement, le Fitampoha notifie le Bain des reliques des ancêtres royaux. La cérémonie est menée par le roi gouvernant. Elle a pour but la bénédiction pour un monde encore meilleur, une plus grande nativité, la fertilisation des sols, une meilleure récolte et un surcroît du bétail d'élevage. Il en sera de même chaque année.
La coutume perdurera et cela malgré un coût assez lourd pour cette portion d'habitants de ce pays en voie de développement. Ayant trouvé leurs origines dans les deux premiers fils d'Andriamandazoala, les gens de ce groupe ethnique ont donc gardé une partie de leurs traditions, en l'occurrence le Fitampoha. Toutefois, il est à prendre en considération que les Antesaka se trouvent sur la côte est de l'île et qu'à cette époque, ils furent facilement influencés par la culture arabe. Ils vivent simplement et leurs cases se dressent sur des piliers recouverts de feuilles de Ravinala (une des merveilles de la flore et toute aussi abondante sur le sol malgache) et dont le toit est recouvert d'un genre de mortier. Ils ont été réputé comme étant de véritable guerriers très coriaces du temps de la Reine Ranavalona 1ère.
Cette dernière dut envoyer pas moins de 9000 soldats afin de les soumettre à son règne. La répartition de ce peuple dans la région sud-est se fait en bon voisinage en compagnie de quatre autres groupes ethniques (Les Zafisoro, les Antefasy, les Sahafatra et les Tanala de Karianga). Présentement, ils se sont répartis un peu partout dans les districts du sud-est tel qu'à Vondrovozo, à Befotaka et dans le Midongy du Sud. Une plus grande partie s'est installée à Vangaindrano puis à Farafangana pour apporter une main-d'oeuvre insuffisante dans cet autre coin de l'île.
Certains Antesaka vivent principalement de vannerie pour les femmes et du tire de pousse-pousse pour les hommes. Bien que certains d'entre eux soient restés très attachés aux valeurs des traditions, étant donné qu'ils n'ont vu d'autres horizons que celle où ils sont nés. Ils n'acceptent aucune forme civilisation. Séparée de Farafangana par 75 km du fleuve Mananara, Vangaindrano abrite un certain nombre de groupes hôteliers dont les plus fréquentés sont l'Emeraude et le Tropic hôtel. Par-dessus tout, elle est dotée de la plage « d'Ampantsinakoho » qui se situe à quelques kilomètres : une merveille où l'on peut même se baigner malgré les récifs qui l'entourent. Toutefois, un peu plus au sud, près de Midongy du sud, à travers des routes sinueuses se cachent « les marmites des géants », des cuvettes naturelles qui méritent un détour si l'on aime admirer la beauté de mère nature tout en étant fan d'aventure.