Alexis de Tocqueville est un vicomte de Tocqueville du XIXè siècle. Ce personnage mythique français, de son vrai nom Alexis Henri Charles Clérel, a vu le jour le 29 juillet 1805 à
Paris et s'est éteint le 16 Avril 1859 à
Cannes. Il descend d'une famille aristocratique normande. Son père Hervé Louis François Jean Bonaventure Clérel était soldat de la Garde Constitutionnelle du monarque Louis XVI et était également comte de Tocqueville puis, plus tard à la Chute de
Robespierre, préfet sous la Restauration et pair de France.
Alexis est, grâce à sa mère Louise Madeleine Le Peletier de Rosanbo, descendant de
Chateaubriand et de Malesherbes. Alexis de Tocqueville termine laborieusement ses études. Après avoir obtenu une licence en droit, il participe au tribunal de Versailles en tant que juge auditeur. Il y fera la connaissance du comte de Beaumont dénommé Gustave Auguste Bonnin, plus connu sous le nom de Gustave de Beaumont. Les deux confrères étudieront alors ensemble le système pénitentiaire aux
États-Unis. Alexis prétendra au poste d'avocat peu après son retour au bercail et commencera à participer activement à la vie politique. Il devient alors député de la Manche à Valognes de 1839 à 1851. Entre temps, le canton de Sainte-Mère-Église le nomme conseiller général du département de la Manche de 1842 à 1852. Il est également nommé à l'Assemblée constituante de 1848, puis devient vice-président de l'Assemblée législative et fait partie en même temps de la Commission ayant pour mission de rédiger la
Constitution. Il est nommé en parallèle président du conseil général du 6 août 1849 jusqu'en 1851. Il est réputé pour ses penchants politiques jugés « justes » par la masse populaire.
Ce fait contraste fortement avec ses origines aristocratiques. Effectivement, il défendra tout au long de sa carrière politique le libéralisme, la liberté, l'égalité, la citoyenneté, le Parti de l'Ordre, le bicaméralisme politique, le suffrage universel à l'élection présidentielle et tout simplement la démocratie. Il blâmera de cette façon les castes et les classes sociales pour revendiquer l'égalisation des conditions.
Il condamnera également l'
esclavage, le régime militaire et la colonisation notamment en
Algérie, le vandalisme, la tyrannie des armées françaises en Afrique ainsi que le collectivisme politique. De ce fait, il luttera contre le coup d'État réalisé le 2 décembre 1851 par le président de la République Louis Napoléon Bonaparte. Il marquera profondément la politique française à travers sa pensée politique et ses penchants démocratiques. Il ne manquera évidemment pas d'émettre sa propre opinion au sujet de la
Révolution Française. Fervent défenseur de la démocratie, il aspirera au changement social vers l'égalité de tout un chacun puis il traduira en lignes ses positions afin d'immortaliser ses idéologies et de crier haut et fort ses opinions et revendications. Il compte à son actif plusieurs ouvrages dont « Du système pénitentiaire aux États-Unis et de son application en France » écrit avec l'aide de son complice Gustave de Beaumont en 1833, « De la démocratie en Amérique » en 1835, « Quinze jours dans le désert américain » sorti en 1840, « Souvenirs » en 1850 et « L'Ancien Régime et la Révolution » en 1856.
Son deuxième ouvrage « De la démocratie en Amérique » lui vaudra son titre de chevalier de la
Légion d'honneur en 1837, sa place à l'Académie des sciences morales et politiques en 1838 ainsi qu'à l'Académie française en 1841. Son libéralisme atteindra cependant un tel point que bon nombre d'intellectuels français banniront quelque peu les penchants politiques du personnage. Sa popularité est telle qu'elle traversera le temps et les siècles. De ce fait, ses oeuvres seront reprises et publiées de plus belle aux XIXè, XXè et XXIè siècles.
Elles feront alors partie intégrante de plusieurs grands ouvrages, éditions et collections tels que les Mémoires de la Société académique de
Cherbourg, Schoenhofs Foreign Books de la collection Folio, Garnier-
Flammarion, la collection Quarto de
Gallimard, GF Flammarion, des éditions Françoise Mélonio, Robert Lafont et Laurence Guellec. Par ailleurs, une bibliographie très pourvue rendra hommage à Alexis de Tocqueville ainsi que ses oeuvres. De grands noms ont participé à cette bibliographie : Serge Audier, Gilles le Béguec, Jean-Louis Benoît, Éric Keslassy, Raymond Boudon, Émile François Callot, Jacques Coenen Huther, Pascal Dupont, André Jardin, Lucien Jaume, Antoine Leca, Olivier Meuwly et d'autres encore. Ses écrits deviendront un mythe pour les historiens comme François Furet, les grands philosophes tels Pierre Manent, les hommes politiques tels Gilles de Robien et les sociologues tels Raymond Boudon. Ces faits indiquent explicitement qu'Alexis de Tocqueville fut réellement un personnage mythique non seulement de la politique française mais pratiquement de l'histoire de la France.