Alexandre Graham Bell est né à
Édimbourg, en
Écosse, en 1847 et est décédé en 1922. Sa formation a été assurée par des études dans les universités d'Édimbourg et de
Londres ainsi que sa collaboration avec son père, un éducateur écossais nommé Alexander Melville Bell. Celui-ci a créé un système de langage pour les sourds-muets, la « parole visible » dans lequel on utilise les lèvres, la langue et la gorge pour l'articulation du son. Alexandre Graham Bell émigre aux
États-Unis en 1871 où il commence à enseigner cette méthode avec succès.
L'année suivante, il fonde un institut pour les malentendants à
Boston qui sera ensuite rattaché à l'université de Boston. Alexandre Graham Bell exerce comme professeur de physiologie vocale et devient citoyen américain en 1882. En parallèle de l'enseignement, le jeune savant travaille sur des systèmes permettant de transmettre la parole. C'est ainsi qu'en 1874, alors qu'il cherchait à créer un télégraphe multiple, il aboutit à l'invention du téléphone. Les expériences de Alexandre Graham Bell et son assistant Thomas Watson vont durer deux ans avant que l'appareil soit finalement testé avec succès le 10 mars 1876. La première phrase, en anglais, qui a été transmise par téléphone a été « Watson, venez ici, j'ai besoin de vous », comme dans Sherlock Holmes ! Cependant, l'inventeur doit faire de multiples démonstrations pour convaincre le public et les financiers. La plus marquante se déroule lors de l'Exposition du centenaire de l'indépendance des États-Unis à
Philadelphie en 1876. Alexandre Graham Bell obtient un grand succès et récolte des fonds pour créer la Compagnie du téléphone Bell, un an plus tard.
En 1880, le prix Volta d'une valeur de 50 000 francs que lui décerne la
France lui permet de fonder le laboratoire Volta à
Washington. Dans ce laboratoire, Alexandre Graham Bell et ses associés créent d'abord des appareils de communication comme le photophone, dispositif transmettant la parole grâce à des raies de lumière. D'autres inventions à usage médical suivent, citons l'audiomètre, qui mesure l'acuité auditive ou le pendule à induction, pour situer des objets métalliques dans le corps. Cependant, Alexandre Graham Bell ne se cantonne pas au domaine de la santé.
On lui doit le journal Science en 1883, et en 1886 le premier cylindre enregistreur en cire, ancêtre du gramophone moderne. Cofondateur de la National Geographic Society, avec son beau-père Gardiner Greene Hubbard en 1888, il en devient président de 1896 à 1904. Toutefois, les travaux de Alexandre Graham Bell se concentrent principalement sur l'aéronautique depuis 1895. Il étudie le vol en construisant des cerfs-volants de plus en plus grands jusqu'en 1907, où il conçoit un cerf-volant capable de transporter une personne. Le savant travaille alors avec l'inventeur et aviateur américain Glenn Hammond Curtiss. Tous deux inventent les ailerons pour diriger le vol et le train d'atterrissage à trois roues, qui permet d'abord le décollage puis l'atterrissage sur un terrain. Alexandre Graham Bell, toujours curieux, décide d'appliquer les principes aéronautiques sur les bateaux et invente l'hydroptère qui se déplace au-dessus de l'eau à grande vitesse. L'« hydrodrome » final grandeur nature, qu'il construit en 1917 dépasse les 113 Km/h, et restera le bateau le plus rapide du monde pendant de nombreuses années. Alexandre Graham Bell n'a pourtant pas abandonné totalement ses recherches sur les causes et l'hérédité de la surdité.
Il reprend ses expériences et s'oriente alors vers la sélection, en particulier dans l'élevage des moutons. L'inventeur publie en 1918 un ouvrage intitulé « Durée de vie et conditions associées à la longévité ». Son décès à Baddeck, au
Canada, en 1922 amène la création d'un musée qui présente nombre de ses inventions originales et qui est aujourd'hui entretenu par le gouvernement canadien.