Cependant, le manque de fiabilité de sa voiture et de mauvais rapports dans l'équipe Renault lui font rater un titre pourtant à sa portée. En 1983, le pilote revit le même enchaînement avec un début de saison très prometteur et une fin décevante. Alain Prost repasse alors chez McLaren, une écurie qui n'a plus rien à voir avec celle qu'il avait quitté en 1980. Sous l'impulsion de son directeur général Ron Dennis, du brillant ingénieur John Barnard et du motoriste
Porsche, c'est devenu la meilleure écurie du plateau. Mais il perd le championnat face à son équipier Niki Lauda avant de décrocher facilement en 1985 son premier titre mondial des pilotes, titre qu'il remporte également l'année suivante. Toutefois, McLaren bat de l'aile à nouveau et Prost est cette fois impuissant face aux Williams-Honda. En 1988, les McLaren retrouvent de leur superbe en troquant leur moteur TAG Porsche pour un moteur
Honda. Le jeune prodige brésilien Ayrton Senna arrive également dans l'équipe, amenant une rivalité interne qui se termine en mauvais termes pour les deux pilotes. Alain Prost est battu par Senna en 1988 mais prend sa revanche l'année suivante dans une très mauvaise ambiance.