Alain Dorémieux est un écrivain, un anthologiste, un critique et un traducteur de science-fiction français. Il est né le 15 Août 1933 à
Paris. Il a été placé dans un pensionnat à l'âge de 10 ans, dans lequel il a suivi ses études jusqu'à l'obtention de son
baccalauréat, après quoi, il a été admis à la
Sorbonne et y est resté pendant deux ans. Il s'est marié une première fois en octobre 1958 avec Monique, avec qui il a eu une fille, Sylvie, née en 1959.
Son épouse fut alors atteinte d'une maladie mentale, événement marquant une période pendant laquelle l'auteur a très peu écrit. On ne connaît pas grand chose de ce triste épisode de sa vie sinon qu'il fut suivi par un divorce en 1969. Il se remaria avec une collègue de la Rédaction avec laquelle il travaillait alors. Il publia des oeuvres rares et précieuses comme le qualifiait Jean-Pierre Andrevon, avec une constance de la qualité d'écriture. Des oeuvres dont les personnages sont peu banals, ternes et mystérieux, romantiques, parfois même masochistes, ou fascinés par une créature féminine de rêve. En tant que légende du Fantastique, Alain Dorémieux savait entretenir ce mélange de charme, de danger, de mystère, de séduction et de mort dans ses ouvrages. Mais malgré son talent d'auteur, il n'aimait pas être considéré comme un "écrivain" car l'écriture n'était pour lui qu'un exutoire". Effectivement, il a peu écrit, avec moins de 50 Nouvelles en 6O ans de carrière, et un seul roman.
Il utilisa de nombreux pseudonymes comme : Gilbert Atlante pour ses Nouvelles, Luc Vigan quand il était avec Gérard Klein et André Ruellan, Monique Dorian, nom qu'il partage avec sa première épouse, Daniel Meauroix ou Alex Dieumorain quand il faisait ses traductions ou encore Serge-André Bertrand, dans les années 70 pour ses critiques. Sa carrière débute en octobre 1953, dans "Fiction", qui est la version française de "The Magazine of Fantasy and Science-Fiction", dans les Editions Opta. Il y participe depuis le premier numéro en tant que traducteur et la relecteur.
Il écrivit alors des Nouvelles courtes, dont la première paraît dans le sixième numéro de la revue. Il est, en novembre 1957, secrétaire de rédaction, puis devient, en décembre 1958, le rédacteur en chef de "Fiction". Il gardera ce poste jusqu'en 1974. Parallèlement, il est nommé directeur littéraire des mêmes Editions et occupra cette fonction jusqu'en 1969, après une démission, année où il a également déménagé pour
Biarritz après son premier mariage. Seconde démission, en 1974, des Editions Opta. Il essaya de mettre en place un nouveau projet de revue, "Nova", avec Dominique Douay en 1976. Malheureusement ce projet ne se concrétisa jamais et il se remit alors à écrire des Nouvelles. Plus tard, il fut rappelé par les nouvelles Editions Opta en mai 1980 pour diriger "Fiction" jusqu'en octobre 1984.
Simultanément, à compter de cette date, Alain Dorémieux se plonge entièrement dans de nouveaux projets. C'est ainsi qu'il entre dans le monde de la réalisation et devient un grand réalisateur d'anthologies.
On compte parmi ses oeuvres donc, la première nouvelle intitulée "La Chemin Sur La Route" parue dans le numéro 6 de "Fiction", le premier recueil "Mondes Interdits" en 1967 des Editions Losfeld, "Promenades au bord du gouffre", nouvelle en 1978 des Editions Denoël dans la collection "Présence du Futur", le livre d'or de la science -fiction, en 1980, présenté par Jean- Pierre Andrevon, des Editions Presse Pocket, le troisième recueil "Couloirs sans issue" en 1981, des Editions Denoël, "Territoires de l'inquiétude 9" en mai 1996, une anthologie des Editions Denoël, dans la collection "Présence du Fantastique", le seul et unique roman "Black velvet" en janvier 1997, des Editions Denoël, dans la collection "Présence du Fantastique" et "Tableaux du délire", nouvelle en mai 1999, des Editions Denoël, dans la collection "Présence du futur".
Parmi ses traductions, on trouve "A l'assaut de l'invisible" de A. E. Van Vogt et "La vérité avant-dernière" de Philip K. Dick. Réservé sur tout ce qui peut concerner sa vie privée, on ne peut pas dire grand chose de sa vie après 1969 mis à part son remariage. Alain Dorémieux est décédé le 26 juillet 1998 à Paris, à l'âge de 64 ans.
On retiendra de lui ses oeuvres et ses nombreux