En 1943, en plein milieu de la
seconde guerre mondiale, il met en scène son tout premier film intitulé La légende du grand judo (Suta Sanshiro, 1943) qui est voué aux arts martiaux dont il tournera une suite deux ans plus tard, la Nouvelle Légende du Grand Judo (Sanshiro Sugatta II, Zoku Suta Sanshiro 1945). Entre ces deux films, c'est-à-dire en 1944, il produit Ichiban utsukushiku, en français, le plus beau, qui est un mélodrame réaliste de propagande. En 1945, il met en scène les Hommes qui marchent sur la queue du tigre (tora no o fuma otokotachi, 1945). Il réussit ensuite à s'imposer avec deux films humanistes, Je ne regrette rien de ma jeunesse en 1946 (waga seishun nichiyobi) et Un merveilleux dimanche en 1947 (Subarashiki nichiyobi). L'année suivante, il sort L'Ange Ivre (Yoidore tenshi, 1948) avec
Toshiro Mifune (1920-1997) qui est à ses débuts un acteur puis devient par la suite producteur réalisateur sous l'influence d'Akira Kurosawa. Il fait partie des premiers acteurs japonais à avoir conquis le public occidental. Dans sa lancée, il dévoile au public le Duel silencieux (Shizukanaru ketto) et Chien Enragé (Noraini) dans la même année, 1949.