Le renom de ses universités, dont l'université musulmane située dans la mosquée al-Azhar (voir université al-Azhar), son patrimoine historique préservé par des institutions prestigieuses - Musée égyptien, fondé en 1857 par l'égyptologue français Auguste Mariette, musée d'Art arabe ou encore musée d'Art copte -, ainsi que son importance dans la production cinématographique font du Caire une véritable capitale culturelle au rayonnement international. Vice-roi puis khédive entre 1863 et 1879, Ismaïl Pacha entreprend à son tour d'importants aménagements urbains (adduction d'eau, réseau d'égouts, éclairage public, tramways), parallèlement à l'ouverture du canal de Suez (1869). Les investissements pour le percement du canal, fondés sur des prêts étrangers, entraînent un endettement qui appauvrit le pays et permet aux Occidentaux, et notamment aux Britanniques, d'exercer leur tutelle sur la ville de 1882 à 1946. Lors de la
Seconde Guerre mondiale, Le Caire accueille plusieurs conférences internationales, dont celle qui réunit en 1943
Churchill,
Roosevelt et Tchang Kaï-chek, et dont le but est d'élaborer une politique commune en Extrême-Orient.