L'aide sociale en France concerne des millions d'individus. En effet, il ne faut pas se leurrer, la
France n'est plus un pays fort économiquement et il est loin le temps où la France était un pays puissant au point de faire entendre sa voix. Les aides sociales ont une histoire qui date de la
Révolution, les pauvres s'étant révoltés contre les riches, soit les nobles, les bourgeois mais aussi les membres du clergé. Le peuple a donc pris son destin en main et cela ne fut pas sans mal.
De nos jours, les aides sociales versées par un organisme public (l'Etat, les collectivités locales, la caisse d'allocations familiales, la sécurité sociale) servent à aider, normalement, les personnes en situation de précarité ou pour aider un ménage à couvrir des dépenses indispensables et les champs d'application sont nombreux comme la santé, le chômage, l'éducation, l'invalidité, ou tout simplement la pauvreté. En 2004, les prestations sociales, toutes catégories confondues, atteignaient plus de 505 milliards d'euros, soit près de 30 % du produit intérieur brut du pays. Les aides sociales de l'Etat ne représentent donc qu'une partie des aides allouées puisque les régions et les départements en fournissent d'autres comme les aides d'action sociale, les aides sociales à l'enfance, les aides médico-sociales ou encore les aides aux personnes âgées et le fonctionnement des services municipaux ou départementaux pour mettre à la disposition de la population des assistantes sociales par exemple qui sont des fonctionnaires territoriaux. Les aides sociales de l'Etat ne sont donc pas si considérables que cela car depuis plusieurs années, de nombreux transferts de responsabilité ont eu lieu vers les départements et les régions.
C'est pourquoi, le taux des impôts locaux ne cesse d'augmenter sans que par ailleurs, le taux d'imposition général ne change. Les municipalités et les conseils généraux sont donc forcés de répercuter les aides allouées aux plus pauvres. C'est bien là où réside le grand mensonge de l'Etat français. Récemment, les caisses d'allocations familiales qui versent le RMI ou encore l'APL ont été chargées du « nettoyage » des personnes relevant des minimas sociaux.
En effet désormais la
CAF est reliée directement au service des
impôts et il n'est plus utile de faire votre déclaration auprès d'elle puisque toutes les informations viennent de Bercy. Quant à la « Sécu », elle est bien mal en point la vieille ! Désormais, des dispositifs ont été mis en route avec des franchises médicales sur les médicaments et tout récemment, on a même annoncé que le gouvernement avait décidé de ne rembourser qu'à hauteur de 30 % des médicaments dits « de confort » pour les maladies graves alors que jusqu'à présent, ils étaient remboursés à 100 % ! Ces médicaments sont-ils réellement de confort quand ils vous empêchent de vomir lors d'une chimiothérapie ou sont-ils nécessaires, là est la question ? On a un peu l'impression ces derniers temps que tout marche sur la tête car par exemple quand vous retrouvez un emploi au SMIC, votre allocation personnalisée au logement va être réduite à 53 euros. Un débat a également lieu concernant les allocations familiales versées par la CAF. En effet, si vous étiez des travailleurs consciencieux dans une usine, vous touchiez la même somme que les millionnaires selon le nombre d'enfants.
Ce processus n'est pas remis en cause, c'est le montant de l'aide qui a été atteint par d'habiles procédés comme échelonner l'aide à la
rentrée scolaire pour les enfants selon leur âge. N'aurait-il pas été plus simple de la supprimer pour des personnes fortunées ? Bref, les aides sociales dépendent du bon vouloir des Politiques et en ces temps de grande difficulté pour bon nombre de personnes en grande précarité, elles s'amenuisent petit à petit sans réellement atteindre les classes supérieures.
La Caisse d'allocations familiales gère une vingtaine de prestations : les allocations familiales accordées à tous les parents peu importent leurs revenus, l'allocation de parent isolé, l'allocation aux adultes handicapés, l'allocation de rentrée scolaire, revue et corrigée en fonction de l'âge de l'enfant, les allocations logement, la caisse nationale d'assurance vieillesse, l'allocation de solidarité aux personnes âgées, etc. Les Conseils généraux s'occupent, eux, du
RMI (Revenu minimum d'insertion) mais aussi de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) pour les personnes âgées qui désirent rester dans leur maison. Ils ont aussi en charge l'assurance- chômage, l'allocation spécifique de solidarité soit ASS qui concerne les personnes ayant travaillé mais trop âgées pour retrouver un emploi, le revenu de solidarité pour les plus de 50 ans, l'allocation d'insertion, etc. De nombreux postes essentiels et coûteux sont désormais du registre des Conseils Généraux. Et là encore le bât blesse, car les Conseils Généraux n'ont pas les mêmes ressources... Mieux vaut sans doute habiter Neuilly ou
Nice plutôt que
Roubaix ou
Tourcoing !