L'Agence Internationale de l'énergie estime quant à elle que la production mondiale d'agrocarburants devrait être multipliée par cinq à sept d'ici 2030. Selon les partisans, les agrocarburants cumulent des vertus : ils participent à la lutte contre le réchauffement climatique, les agrocarburants offrent de nouveaux débouchés aux agriculteurs et de réelles opportunités économiques pour les pays du Sud. Pourtant les agrocarburants ne font l'unanimité. Des économistes s'alarment de leur développement rapide au détriment des cultures alimentaires. Au
Mexique par exemple, la farine de maïs, qui sert à confectionner les tortillas, l'aliment de base des plus pauvres, a vu son prix doubler en raison de l'augmentation des surfaces de
maïs dédiées à la fabrication de carburant. Les organisations de défense de l'environnement récusent quant à elles le caractère écologique des agrocarburants. Outre une perte définitive de diversité biologique due à l'expansion massive des cultures destinées à la fabrication des agrocarburants, l'avancée rapide de ces plantations signe par exemple en Asie la mort annoncée de la forêt tropicale. Mais ce n'est pas tout.