Le cas de plusieurs pays développés est frappant. Le nombre de départ à la retraite ne cesse de gonfler entre 2000 et 2020. Suite au « baby boom » de l'après-guerre et à la baisse du taux de natalité, il va de soi que le taux de vieillissement augmente. Ce phénomène a été baptisé « papy boom » à cause de la vieillesse de la population. Les générations du « baby boom » partent en retraite et celles vivant en France sont réputées pour leur départ précoce par rapport aux autres pays. En
Allemagne, les salariés ne partent à la retraite qu'à partir de 67 ans.
Celle- ci est généralement programmée à 60 ans mais la tendance semble changer depuis l'émission des statistiques sur le vieillissement de la population française. Désormais, le départ en retraite sera repoussé de quelques années selon les aptitudes du salarié. Le nombre de trimestres exigés est également un point décisif sur le départ à la retraite avec un quota de 168 trimestres requis. Cependant, l'âge minimum toléré est de 55 ans mais cela dépend encore de plusieurs conditions. Trois types d'organismes se chargent de la gestion des retraites dont le Régime des professions libérales, les Régimes spéciaux et le Régime général qui couvre l'Agirc et l'Arcco. Ils gèrent la retraite de tous les salariés du secteur privé aussi bien « cadres » que « apprentis » quelle que soit la nature du contrat de travail. Le régime Arcco signifie Association pour le Régime de Retraite Complémentaire des Salariés. En outre, l'Agirc est une association qui s'occupe de la
retraite complémentaire des salariés cadres. Elle est administrée par les partenaires sociaux et les organisations syndicales des salariés.
Plus de 400 salariés travaillent au sein du Groupement d'intérêt économique, GIE, qui prend en main la gestion des activités des régimes de retraites Agirc et Arrco. L'Agirc est donc un régime qui complète l'Arcco et gère la retraite des cadres de tous domaines du secteur privé à l'instar de l'agriculture, de l'industrie, des services et du commerce. Ce régime a vu le jour le 14 mars 1947 suite à une protestation du nouveau régime général de sécurité sociale émanant des cadres. Ces derniers sont classés dans la tranche C qui est largement en dessus du plafond de la Sécurité sociale ou PSS.
Les cadres devront alors cotiser quatre fois le PSS voire même huit fois, cela dépend du salarié. Le taux de cotisation revient à 20 % ou 20,3 % du salaire brut pour les cadres. Cependant, il existe un cas particulier pour ceux qui perçoivent un bas salaire. Ils bénéficieront d'une Garantie Minimale de Points, une GMP de 290,17 de plus sur le plafond de la sécurité sociale en 2007. Les règles de la retraite reposent sur le principe de la répartition. Ce règlement fait appel à une grande solidarité entre les retraités et ceux qui sont encore actifs. Il existe en effet un système de compensation qui permet d'appliquer le même niveau de retraite pour ceux qui ne peuvent pas cotiser et ce, quel que soit le secteur d'activité. Le montant de la retraite résulte du nombre de points et des cotisations effectuées par le salarié tout au long de sa carrière.
Il existe 22 groupes de protection sociale qui interviennent dans le domaine de la retraite complémentaire à l'exemple de Mornay,
Pro BTP, D&O, Agirca, Premalliance et Vauban Humanis. Il est à remarquer que le nombre de régimes concourant à la gestion du risque de vieillesse est variable. Certains organismes se font racheter ou rejoignent des groupes tandis que d'autres disparaissent carrément. Les caisses de l'Agirc se trouvent généralement dans le même groupe que celles de l'Arrco.
Par exemple, le groupe Vauban Humanis couvre la caisse CGRCR de l'Agirc et IRNEO de l'Arccodont dont les sièges sociaux sont à Paris et à Lille. Néanmoins, chaque département doit posséder au minimum 2 caisses de retraite. L'Agirc fédère en somme 21 caisses de retraite complémentaire. Le « papy boom » provoque une forte baisse de la population active et entraîne en conséquence une hausse des dépenses concernant la santé et les retraites. Le besoin de financement de retraites représente un chiffre important dans l'économie de l'État soit 25 milliards d'euros. Le Gouvernement travaille sur des projets permettant de réduire la nécessité de partir tôt en retraite. D'ici 2050, le nombre de cotisants devrait se réduire à 121 sur 100 retraités alors qu'il est de 182 cotisants pour 100 retraités en 2006.