Les acides gras « trans » résultent de l'oxygénation de certaines huiles. Et les « bons gras » deviennent « mauvais » tout simplement. En effet, pour transformer des huiles liquides en morceaux de gras, solides, il est nécessaire de les hydrogéner. Cette opération consiste à ajouter de l'hydrogène à l'huile en question (en général de soja ou de maïs), le tout à une très haute température. L'hydrogénation change alors la structure moléculaire du gras, provoquant une véritable perte d'identité. Une huile de tournesol peut ainsi devenir une huile d'arachide à l'analyse !
Les acides gras « trans » ne servent à rien au consommateur sinon qu'à abîmer leur santé. Aux industriels en revanche, les acides gras « trans rendent d'immenses services. D'une part, ils solidifient le gras « liquide » ce qui permet une plus longue conservation, d'autre part un stockage facilité, deux notions d'une première importance dans le marché alimentaire actuel. Par ailleurs, les acides gras « trans » supportent de très hautes températures, ce qui simplifie la production. Les acides gras « trans » sont ainsi appelés par les chimistes. A l'origine, les acides gras de l'huile possèdent une configuration chimique appelée « cis ». Après le traitement qui leur est infligé, l'aspect de l'acide gras est dit « trans ». Comme les mauvaises graisses, les graisses saturées augmentent le risque d'
infarctus et d'accident vasculaire cérébral. En prenant la place des « bons gras », elles perturbent le fonctionnement du corps humain. Quand on sait que chacune de ces cellules renferme un petit peu de gras, on comprend que l'ensemble de l'organisme risque d'être désorganisé. Les acides gras « trans » augmentent le taux de « mauvais »
cholestérol tout en abaissant celui du « bon » cholestérol.
Ce qui augment considérablement le risque de faire un accident cardiaque. Si les acides gras saturés (présents dans la charcuterie, les produits laitiers, les viandes...) sont eux aussi responsables de ce fait navrant, ils n'augmentent « que » de 32% ce risque, tandis que les acides gras « trans » les augmentent de 132% ! Aucun des acides gras « trans » fabriqué par l'homme n'est naturel. En revanche, il existe bel et bien des acides gras « trans » fabriqués par les vaches ! Ils naissent dans le rumen lors de la digestion.
On les trouve dans les produits laitiers et dans la viande bovine et ils ne sont pas nocifs. Pour éviter de manger des acides gras « trans », c'est très simple. Il faut lire les étiquettes des produits que vous achetez. Il suffit d'éviter tous les produits annonçant « graisses hydrogénées » ou « partiellement hydrogénées » Plus cette mention apparait tôt dans la liste des ingrédients, plus il y en a. Ils figurent exclusivement dans les produits « tout prêts ». Méfiez-vous particulièrement des aliments tels que les biscottes, les beurres de cacahuète, certains biscuits, les céréales, les confiseries, les frites, la margarine, la pâte à tarte, les pâtes à tartiner, les plats préparés, les potages, les quiches, les viennoiseries...Par ailleurs, les acides gras « trans » appariassent aussi lorsque les huiles végétales très riches en acides gras insaturés (type colza) sont raffinées.
Mieux vaut toujours opter pour des huiles de pression à froid. Enfin, sachez que les fritures apportent aussi leur lot d'acides gras « trans » ! En consommant des aliments frais et simples, que vous préparez vous-même, aucun risque de croiser le chemin de ces graisses très méchantes !