Les acariens, même si on les assimile souvent grossièrement à des insectes, font partie des arachnides. Ils sont souvent minuscules, et certains sont même microscopiques, et n'atteignent souvent que quelques dizaines de micromètres. Les plus grands des acariens, de leurs cotés, atteignent difficilement les trois centimètres : c'est assez rare, et l'on observera une telle taille que chez les plus grosses des tiques lorsqu'elles sont gorgées de sang. Ils sont aussi des arthropodes : leur corps est pour autant tout particulièrement compact pour de tels animaux : cela s'explique par la fusion du prosome (que l'on appelle parfois céphalothorax) et de l'opisthosome (ou plus simplement, l'abdomen...), l'ensemble constituant une masse unique, sans vraiment de trace de segmentation. On compte pas moins de cinquante mille espèces répertoriées chez les acariens, mais leur groupe est tellement diversifié qu'on peut tout à fait estimer sa taille réelle à au moins un millions d'espèce ! D'ailleurs, l'extraordinaire diversité de leurs habitats, de leurs alimentations, bref de leurs modes de vie en général est sans égal comparé à d'autres espèces.
Si beaucoup d'acariens vivent dans le sol ou dans l'eau, la majorité des acariens ont développés de très proches relations avec les êtres vivants qui les entourent, animaux comme végétaux. Ainsi, les cas de phorésie voire d'endoparasitisme sont très nombreux chez les acariens. Et de fait, on compte un très grand nombre d'espèces parasites, parfois pathogènes pour les hommes, les plantes et les animaux.
On retiendra ainsi, parmi les plus connus d'entre les acariens nuisibles : les tiques, qui sont le sarcopte responsable de la gale ; les puces ; les acariens des poussières (notamment les Dermatophagoides pteronyssinus) qui provoqueront des allergies chez les personnes qui y sont sensibles, les aoûtats (qui provoquent de terribles démangeaisons après un pique nique bucoliques dans les hautes herbes d'une prairie), ou encore le varroa, qui est un parasite de l'abeille. La morphologie des acariens est absolument unique : l'ensemble du corps est fusionné, et les quelques rares traces visibles d'une segmentation originelle sont les pièces buccales, les pattes et les appendices. Les pièces buccales constituent le capitulum, qui est en fait ce que l'on assimilerait à une tête, qui est séparé du reste du corps par un sillon. Ces pièces buccales, qui sont les chélicères et les pédipalpes, sont sujettes à d'importantes modifications en fonction du régime alimentaire correspondant. On appellera le reste du corps l'idiosome, et de chaque coté du corps, on retrouvera un stigmate qui sert en fait d'orifice respiratoire.
Les acariens, du point de vue de leur reproduction, sont soit ovovipares, soit ovipares : tout dépend du groupe auquel l'acarien en question appartient. On observe ainsi plusieurs stades tout au long du développement de l'acarien : larve, nymphes, adultes... Comme les autres arachnides, les acariens se nourrissent exclusivement de liquides. Souvent, la nourriture est digérée via inoculation de salive. Cependant, certains acariens consomment des aliments d'origine animale ou végétale en les déchiquetant avec leurs chélicères, qui constituent alors des pinces redoutables.
D'autres encore sont des suceurs de sève végétale...ou de sang ! Dans la plupart des cas, c'est l'épithélium de l'intestin moyen qui capte les aliments via un processus de phagocytose. Responsables de nombreuses
allergies chez de nombreuses personnes, les acariens sont pour de nombreuses familles une cible à abattre. Il s'agira alors d'assurer dans la maison une hygiène impeccable, et de s'armer d'anti-acariens. Lesdits anti-acariens (ou acaricides) seront utilisés pour traiter les foyers privilégiés pour les acariens : moquettes, tapis, literie etc... Des tests réalisés par des chercheurs ont montré qu'une vingtaine de gramme de bicarbonate de soude par mètre carré, réparti de manière homogène sur les surfaces à traiter permettent d'éradiquer le développement des acariens responsables des allergies les plus grave : un remède efficace et plus écologique que les acaricides, souvent nuisibles pour l'environnement...