Il entamera par la suite ses débuts dans le milieu du rap avec le groupe N.A.P (New African Poets). Le groupe connaîtra une reconnaissance grâce à des albums comme « La racaille sort un disque » ou « La fin du monde ». Lorsqu'il découvre le soufisme qui est au coeur de l'
islam, le jeune rappeur fait défaut à l'extrémisme religieux pour devenir un fervent défenseur la paix. En 1999, il deviendra d'ailleurs le disciple de Sidi Hamza al Qadiri Boutchichi, un maître spirituel marocain. Dans l'ouvrage « Qu'Allah bénisse la France », Abd Al Malik raconte les raisons qui l'ont amené vers cette spiritualité religieuse. En 2004, le rappeur se lance dans une carrière solo avec l'album « Le face-à-face des coeurs ». En 2006, il sort l'album « Gibraltar », celui qui lui vaudra une vraie notoriété publique. Abd Al Malik est alors perçu comme un slammeur, un poète qui joue avec les mots. Il mélange à la fois les styles slam, rap et
jazz pour le plaisir de tous. Il s'inspire de grands noms comme
Jacques Brel, ce chanteur et poète au grand coeur. Ses textes sont toujours ancrés de sincérité, d'émotion. Il joue sur le pouvoir des mots. La musique vient en renfort pour intensifier le pouvoir des mots.