De son véritable nom « Curtis James Jackson », 50 Cent est devenu l'un des grands noms du rap américain. Issu des quartiers moroses du Queens à
New York, le rappeur a su se faire une place au soleil dans le milieu de la musique rap. Pris sous l'aile du célèbre et reconnu Eminem, 50 Cent a su trouver les chemins de la reconnaissance et de la gloire. Malgré de nombreux déboires, un casier de dealer de crack, de nombreux passages en prison, 50 Cent a su se frayer un chemin sur le sentier de la gloire.
Tout d'abord reconnu par Jam Master Jay, une des figures du célèbre groupe Run DMC, 50 Cent aura la chance de travailler avec les Destiny's Child ce qui aboutira à la sortie du titre « Thug love ». Il monte ensuite le collectif G-Unit avec lequel il sortira plusieurs albums. Quelques années plus tard il sortira l'album intitulé « Power of the Dollar ». C'est alors que des artistes comme Dr
Dre ou Eminem reconnaitront en lui les talents nécessaires pour percer dans le domaine du rap. C'est alors qu'avec le soutien de ces deux artistes 50 Cent sortira de nombreux albums tels que « Get rich or die tryin », « Beg for mercy » ou encore « The massacre ». Tous ces albums lui voueront un engouement irréversible de la part d'un public enflammé. Constamment menacé de règlements de comptes, 50 Cent ne cesse de séduire et de conquérir le coeur d'une jeunesse tout d'abord américaine puis internationale. Le bad boy séduit le coeur des plus rebelles. Modèle d'une jeunesse américaine souffrant d'un manque de soutien social, familial et culturel, 50 Cent est emblématique des maux de la société actuelle.
Alors que sa mère, qui souffre de problèmes de drogues est assassinée lorsqu'il n'a que dix ans, et qu'il n'a jamais connu son père, 50 Cent ne peut en rien échapper à la cruauté et à la violence du monde qui l'entourent. Cet engrenage l'amène rapidement sur les sentiers qui conduisent à la perte de soi. A peine entre-t-il dans le monde de l'adolescence que le jeune homme tombe dans les rouages de la drogue, des armes à feu et des gangs. A douze ans à peine, il connaît ses premiers séjours en prison.
C'est alors que 50 Cent trouve dans le rap un moyen de s'exprimer et de trouver un minimum de réconfort pour revendiquer le monde cruel et perverti qui l'entoure. Son expérience dans le rap devient peu à peu reconnue par ses pairs et 50 Cent gagne alors en respect. Il va alors tenter de s'introduire discrètement dans le milieu en animant des soirées. Bien des années plus tard, le bad boy sorti de l'enfer des quartiers américains attire sur lui encore tant de haine. Notamment la sortie de certains albums et clips seront sollicités par certains mais très mal perçus par d'autres notamment des représentants du rap. C'est ainsi, par exemple que des clips au style provocateur suscitent admiration et rejet du rappeur. Après certains conflits avec ses pairs et un succès qui lui monte à la tête, le rappeur se voit de plus en plus montré du doigt. Après un conflit avec
The Game, qui entrainera le décès d'un des membres du groupe, le rappeur se met à dos des emblèmes de la musique rap tel que
Nas. En août 2005, 50 Cent s'attèle à la rédaction d'un livre sur les galères de sa vie dans le Queens.
« From pieces to weight : once upon a time in southside Queens » est un ouvrage plein de douleur et révélateur d'une misère qui frappe des milliers d'individus. Dans ce livre, 50 Cent fait également une description de sa montée en flèche dans le milieu du gansta rap. En 2005, 50 Cent est au centre d'un film quasi autobiographique « Get rich or die tryin » (« Réussir ou mourir » en français). Malgré un certain rejet par de nombreux artistes du milieu, 50 Cent reste néanmoins soutenu par des grandes pointures du rap, tels que Dr Dre, Cool and Dre, Eminem, Jay-Z ou encore Missy Elliott.
Reste à voir quel sera le devenir du célèbre bad boy...